|
L... Ils sétaient rencontrés plusieurs années auparavant mais il navait vraiment pris garde à elle que ce jour où le destin les avait réunis à la même table. Ce jour-là, il sétait repu de sa vue comme si lavenir devait ne plus jamais les réunir. Ses yeux, sa bouche tout lui était sujet démerveillement. Depuis ce moment, il croyait que le temps, grand pourvoyeur doubli, effacerait cet instant de sa mémoire. Chaque fois quil se croyait enfin débarrassé de cette vision de la femme qui lobsédait, elle surgissait un beau jour, plus radieuse et plus épanouie quauparavant. Depuis ce jour-là, souvent, cétait sa chair à elle quil pénétrait, ses petits seins quil pétrissait, son nom quil prononçait tout en prodiguant ses attentions à une autre enveloppe charnelle que la sienne. Lorsquil se masturbait, cétait presque toujours en l honneur de L comme il se plaisait à la nommer en son for intérieur. Il avait gardé cette vieille habitude quil pratiquait de deux manières: quelquefois sa main sagitait avec la plus grande vitesse pour en finir au plus vite dautres fois, au contraire, il mettait toute son attention à retarder linstant où tout bascule en se forçant à bander le moins possible tout en continuant à agiter sa main. Lorsquil sentait un raidissement qui sannonçait, il sappliquait dautant plus à amollir sa verge. Le coït survenait inexorablement mais cétait alors comme malgré lui et il y trouvait une jouissance si intense que son coeur en était tout chaviré et quil se sentait chaque fois au bord de lécoeurement. Il imaginait souvent cette rencontre. Elle serait soigneusement épilée pour l occasion. Ce bijou tout blanc, palpitant et humide quelle lui offrirait et vers lequel il avancerait une main incrédule, ce serait toute sa virginité retrouvée, son voile nuptial immaculé qui trancherait avec le reste de son corps brun. Cet amour en lequel il aviait foi, cétait la grande aventure de leur vie, celle dont ils avaient toujours rêvé sans oser commencer à la réaliser et qui était enfin à leur portée. Avaient ils un avenir à deux? Il se plaisait à le rêver aussi. Cétaient des lendemains de luxure où la folie de leurs ébats gommaient peu à peu tous les autres qui navaient été qu' erreurs dune jeunesse prolongée. Ils se donneraient tant lun à lautre qu' ils en viendraient à ces transformations quils avaient tant de fois désiré dans le plus secret de leurs pensées. Leurs pubis glabres seraient tatoués dun gros coeur écarlate saignant comme leur entre jambe chaque fois que lun aurait permis à lautre de sapproprier sur le fil du rasoir une partie du trésor. Barrant ce gros coeur tout rouge, un espace de chair restée naturelle figurait une sorte de parchemin enroulé en sens inverse à chacun de ses deux extrêmités.. Sur ce parchemin figureraient la nature et la date de leurs dons réciproques. Quimporte par où ils commenceraient. Lui offrirait-elle la première ce clitoris auquel elle tenait tant et qui lui procurait de si violentes extases? Serait-ce lui qui lui ferait don de ce pénis qui le mettait au martyre à force de dureté? Auraient-ils préféré procéder par petites touches avant le sacrifice final? Lui aurait-il permis de trancher dun coup ces deux testicules inutilement gonflés dune semence à jamais stérile? Aurait-elle voulu quil la débarrassât de ses petites lèvres pendantes quils trouvaient dautant plus ridicules depuis son épilation et quil cousit solidement son entre jambe afin quelle ne soit plus jamais pénétrée. Aurait-elle préféré conserver ses seins intacts où se séparer dabord de leur contenu puis des mamelons dont la place aurait été très sommairement recousue comme pour donner un aspect plus pictural que réel à ce massacre programmé par lextrême amour? Ils se seraient alors livrés à cette folie quils imaginaient depuis si longtemps de tenter de faire lamour sans sexe. A coup dépilations, dexcisions et de castration, ils étaient parvenus dans cet état étonnant et unique où leur désir demeurait dautant plus ardent quils navaient, croyaient-ils plus aucun moyen de lassouvir. Leurs mains caressaient puis trituraient avec de plus en plus de violence les rares moignons de leurs parties intimes pour tenter de leur arracher , mais en vain, quelques dernières bribes de leurs anciennes extases. Cest que ni lun ni lautre navait épargné ni été épargné. La place de chaque organe qui avait disparu avait été largement et soigneusement récurée. La verge de monsieur avait été poursuivie jusquà sa lointaine naissance pour être extirpée en totalité. Ses bourses soigneusement vidées avant dêtre elles-mêmes coupées ras et lespace restant cousu serré. Pour madame, les grands moyens avaient été mis en place, le nettoyage interne navait épargné ni ovaires, ni quelquinfime partie de trompe ou dutérus. Lénorme cavité restante avait été pelée de sa muqueuse afin que ses parois se soudant il ne fut plus possible denvisager le moindre repentir. Extérieurement, le massacre tout aussi total était encore plus impressionnant. Au niveau du clitoris, on ne trouvait plus quune fine peau de cicatrisation qui recouvrait los pubien. Entre les cuisses, petites et grandes lèvres avaient disparu entièrement de sorte que la naissance des membres seffectuait désormais sans le moindre intervalle entre elle. Alors, déchirant de leurs ongles les cicatrices encore fraîches de leurs folles mutilations et enfonçant leurs doigts dans tous les orifices encore entrouverts et saidant de la fécondité de leur imagination, ils inventaient une nouvelle forme de jouissance qui les conduisait à une sorte dorgasme intellectuel dont ils narrivaient plus à se rassasier. Leurs étreintes duraient des jours et des nuits Entières. Ils jouaient à simuler lamour dans les mêmes positions quavant leur mutilation. Leurs pubis se rejoignaient, sentrechoquait et se retrouvaient pleins de bleus après chaque séance. La liberté désormais parfaite de leurs ébats, leur permettait les fantaisies érotiques les plus inimaginables, débarrassés quils étaient de toute attention à porter à ces parties inutiles. Pour lui, plus, aucune appréhension de la douleur quauraient pu lui causer des coups portés à ses testicules, il acceptait désormais les pires tortures imaginables, comme celle du fouet qui lacérait son entre jambe ou du fer à repasser bien chaud qui lissait ses cicatrices. Elle subissait les mêmes supplices quelle lui infligeait avec la plus parfaite indifférence ce qui leur procurait à tous deux une joie indescriptible. Certains soirs, ils profitaient de leur état extraordinaire pour jouir encore du désappointement de ceux et celles quil parvenaient à abuser sur leur état réel. Elle samusait à provoquer quelque jeune et beau mâle, lui laissant espérer jusquau bout une pénétration dont il se repaissait davance. Le moment venu, elle éprouvait une autre espèce dorgasme, lorsque, sétant laissée déshabiller, il approchait son phallus tout gonflé de lendroit où il croyait pouvoir lintroduire. Elle le voyait alors blêmir, et parfois même retomber dans une absence dérection risible lorsquil constatait que le chemin quil comptait emprunter était hermétiquement et désespérément soudé dune cuisse à lautre. Avait-il encore quelque doute, lles incriptions portées sur le parchemin figuré les lui otaient entièrement: On y lisait: le sacrifice de mes seins a été effectué le, suivi le de celle de mes mamelons. Ma délicieuse chatte a été définitevement fermée le après que je me sois séparée de mon clitoris avec beaucoup de difficulté. Lui aussi était passé maître dans lart de promettre à quelque belle fille une fin de soirée toute en jouissance sexuelle. Il préparait soigneusement son effet, lamenait à se dévêtir lentement et enfin, lorsquelle était prête, jambes largement écartées à recevoir en elle lobjet qui devait combler son intense désir, dun coup, il arrachait son slip, dévoilant la peau rconstituée parfaitement lisse et labsence du moindre petit organe à cet endroit. Alors, il en était même qui allaient jusquà sévanouir tant leur espoir avait été fort et tant il se trouvait soudain déçu. Cest quinfiniment rares sont celles qui ont eu loccasion de se retrouver nues dans lintimité face à un inconnu authentiquement châtré. Bien plus rares encore sont celles qui ont pu garder une contenance en pareille rencontre. Le taouageLorsqu L et lui se retrouvaient, ils se contaient sans fin leurs aventures qui leur procuraient les jouissances raffinées dont ils avaient eu lintuition en organisant leur mutilation mais dont ils ne soupçonnaient ni lintensité ni la variété. Il lui plaisait de conter comment telle fille remise de son étonnement premier se jetait sur son entrejambe pour le couvrir de baisers tout en se masturbant frénétiquement, comment telle autre, ne voulant rien céder de son plaisir venait frotter sa chatte entière contre les moignons de son amant châtré. L nétait pas en reste de confidences, la simple vue de son appareil si sauvagement mais si délicieusement massacré portait la plupart de ses amants à une bandaison frénétique et à une éjaculation presque immédiate. Certains essayaient de se donner et de lui donner le change en la pénétrant par lanus demeuré intact cherchant, bien inutilement à réveiller en elle la moindre sensation vaginale par la proximité de ces organes. Heureusement, la destruction de son sexe avait été méthodiquement organisée et la chair qui entourait autrefois son vagin formait maintenant une masse compacte insensible et impénétrable. |