|
Un immense sentiment de bonheur menvahit alors. Je pouvais me donner désormais. Mon Maître sortit de la pièce, rassuré sur mon obéissance. Plus tard, ma Maîtresse revint. Elle détacha la chaîne du plafond mais laissa le collier en place, avec la chaîne pendant presque jusquà terre. Puis elle me présenta une page plastifiée : « voici tes ordres désormais et diverses instructions. Tu ne peux en aucun cas prendre une quelconque initiative qui ne soit pas décrite dans ce document. » Elle sortit sans un autre mot. Je commençai à lire mes instructions. Chaque ordre était minuté et concernait lentretien de la maison, sous toutes ses formes, mes pauses repas, mes horaires de nuit, de toilettes, pour uriner et déféquer, tout était prévu, et la nature des punitions en cas de manquement ou de désobéissance. Etaient indiqués aussi quil métait rigoureusement interdit davoir une quelconque activité sexuelle, de quelque nature que ce soit, ni même une érection. Ma première interrogation concernait ma nourriture, car javais le sentiment que lon me laisserait quelques temps équipé comme je létais à cet instant, cest-à-dire nu, et la bouche bloquée par cet étrange masque métallique qui occupait tout lintérieur de ma bouche. Il était indiqué sur la notice que pour les repas je devais rejoindre ma pièce et que je devais me brancher sur le nourrisseur. Jétais intrigué par ces indications, et à lheure indiquée je me rendais dans ce qui allait devenir ma pièce probablement pour le restant de mes jours. Cétait une petite pièce cubique, ne me permettant pas de me tenir complètement debout, sans aucun meuble, ce qui meffrayait car il était écrit que cest ici que je devrais dormir. Je mapprochais de la protubérance en métal chromé installé au milieu dun des murs et je mapprochais à genoux afin dapprocher mon masque métallique de cet appareil ainsi quil était indiqué sur ma feuille dinstructions. Alors que jarrivais précisément au contact, un léger déclic se produisit et je me sentis plaqué et comme accroché au mur. Très rapidement, je sentis couler doucement dans ma bouche une sorte de bouillie tiède et je compris que la boule qui occupait lintérieur de ma bouche était en fait percée dun canal par lequel le nourrisseur pouvait minjecter de la nourriture. Cette sensation me fit frémir car cela signifiait peut-être que ce masque devait être permanent, et peut-être même définitif. Jingurgitais la bouillie au goût indéfinie, parfois salé, parfois sucré, un mélange de saveurs, comme si lon avait mixé en une seule bouillie tout un repas. Le résultat était assez désagréable, mais je savais que je ne pourrais pas me plaindre et sans doute même devrais je mhabituer à ce qui allait certainement devenir mon repas quotidien. Il était indiqué que ce repas serait le seul de la journée mis à part quelques prises de boissons mais que ce serait à heure fixe et exacte tous les jours de façon identique. Le débit était suffisamment lent pour que je puisse absorber sans souffrance ni effort. A un moment, le flot sarrêta et fut remplacé par un flot de liquide sans saveur, sans doute de leau. Je dus boire pendant quelques instants puis de nouveau le liquide sarrêta, mais cette fois, le nourrisseur se déconnecta automatiquement de mon masque. Je remarquai alors seulement que le canal percé dans le masque sétait refermé car je réalisais que je ne pouvais plus respirer par la bouche. Il était ensuite indiqué sur ma fiche que je devais uriner et déféquer immédiatement après mon repas. Là aussi je devais utiliser un appareil spécialement prévu. En effet il y avait un tuyau métallique court sortant du mur et recourbé vers le haut. Je devais masseoir dessus en le faisant pénétrer en mon anus. Pour cela je dus me plaquer face contre le mur en montant sur deux petites marches situées à laplomb du tube excréteur. Il métait simplement indiqué que je devais juste me positionner sur cet équipement, mais aucune précision nétait donnée sur les gestes que je devais effectuer, mais je compris rapidement pourquoi. En effet, les marches sur lesquelles je métais juché après avoir positionné le tube recourbé juste sous mon anus se dérobèrent sous mon poids enfonçant le tube inexorablement dans mon anus. Simultanément, un trappe souvrait dans le mur, avalant ma verge et laspirant violemment. Le tube anal était plutôt large et lintroduction fut assez pénible sans toutefois être réellement douloureuse. Je compris quil me serait impossible de me dégager par moi-même de ce tube. Et puis je sentis un liquide être injecté dans mon ventre tout doucement. Cétait froid et très désagréable. On procédait donc à un lavement. Linjection de liquide continuait alors que des crampes terribles commençaient à me tordre labdomen, mais rien narrêtaient le flot. La douleur était vraiment très forte et je gémissais, car je ne pouvais par crier. Je sentais mon ventre distendu et javais peur pour la première fois de ce quon me faisait. Mais heureusement linjection stoppa. Je restai plusieurs minutes ainsi le ventre distendu et douloureux. Puis je fus vidé comme une terrible chasse deau directement branchée sur mes intestins. Un deuxième lavement me fut infligé aussitôt vidé. La même quantité de liquide fut injectée mais là un flux allant et venant fut appliqué afin de rincer mes intestins. Lorsque je fus de nouveau vidé, je sentis ma verge aspirée dans son logement. Et puis une sensation dhorreur me saisit lorsque je sentis des impulsions électriques appliquées dans mon anus par le tube, et qui passaient par ma verge. La sensation était absolument horrible et les impulsions infligées à raison de plusieurs par seconde. Et au bout de quelques instants de ce traitement horrible, je sentis que jémettais du sperme alors que je ne ressentais aucune des sensations habituelles dun orgasme, aucune érection, aucune contraction du périnée ni de ma verge, simplement un écoulement, différent de lécoulement durine, plus épais. Et puis à la fin, aucune impression de soulagement, daboutissement. Et puis ensuite tout sarrête, simplement je venais dêtre vidé de mon sperme sans aucune émotion, plutôt de la douleur. Je compris que je venais de recevoir les réponses à deux de mes questions concernant mes besoins physiologiques. Pour le reste je savais aussi maintenant que mon activité principale consisterait à assurer lentretien de la maison. Je découvris bientôt que ça nétait en fait pas une mince affaire étant donné quelle se composait de très nombreuses pièces,. Elle comportait en fait trois étages, de nombreuses chambres, plusieurs salles de bains, deux cuisines, une infinité de débarras et de placards, que je dus récurer, épousseter, nettoyer de fond en comble, je dus cirer les meubles, les planchers, aspirer ou battre les tapis, ranger les bibelots, la vaisselle dans les buffets, faire les vitres ce travail me prit des mois et des mois, et je sentais quune fois toute cette maison immense, il ne me resterait plus quà recommencer, et recommencer encore. Je savais que me condition desclave serait faite de ce travail incessant, où lon me demandait de la perfection. Néanmoins, jeus le bonheur infini de rencontrer quelquefois mes Maîtres, Madame et Monsieur, même si ça a souvent uniquement été pour me punir davoir insuffisamment approfondi mon travail. Lors de ces punitions, je ne savais jamais exactement quelle avait été la faute, linsuffisance, la négligence. Simplement il était de mon devoir dassurer que ça ne se reproduirait plus, à moi de trouver des méthodes pour comprendre mieux où pouvait se loger la trace de poussière, la marque que le chiffon navait pas enlevé, le linge qui avait été mal repassé, la vaisselle où une tâche mavait trahi. Mon seul recours était de traquer plus attentivement les détails, de soigner mes gestes, de me concentrer toujours plus, ce qui me laissait le soir lorsque je me rebranchai le soir à ma couche, toujours plus épuisé. Heureusement devrais-je dire, car cela atténuait de beaucoup ma frustration permanente. Ma frustration terrible dêtre nu et de ne jamais pouvoir toucher un tant soit peu ma pauvre verge. Plusieurs fois jai essayé, pauvre inconscient que jétais, mais il ma suffit de peu de tentatives pour comprendre définitivement que je ne pouvais me considérer que comme un eunuque, malgré la présence obsédante de ma verge ballottant entre mes jambes. Il marrivait bien de temps en temps de voir ma verge se dresser en une érection douloureuse, en souvenir des temps passés, mais à part les quelques épisodes dramatiques où je métais laisser aller à croire que le désir ou le plaisir faisait encore partie de mon univers, je savais que je navais dautre choix que de laisser cette érection se perdre delle-même, sévanouir tristement dans mon activité desclave permanent. [à suivre] |