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Beaucoup plus tard, un homme en blouse blanche entra dans la pièce, détacha la chaîne du sexe de la jeune esclave qui fut laissée attachée dans la pièce, pendant que lhomme me tirait violemment par cette chaîne. Nous parcourûmes des couloirs et finalement je fus couché sur un brancard et mes poignets, mes chevilles et mon cou furent liés au brancard par des attaches en cuir. Le brancard fut roulé jusquà une salle qui était manifestement une salle dopération. Là on détacha mes liens, je dus me placer sur le côté et on me fit une piqûre péridurale qui serait mon anesthésie. Je fus attaché de nouveau mais cette fois mes jambes furent largement écartées puis attachées. Un grand miroir était placé de façon à ce que je vois parfaitement ce qui allait se passer. Et comme je devais rester conscient pendant toute la durée de lopération je savais que jallai souffrir quelque chose de terrible. Effectivement je suivis tous les détails de lopération. De plus les médecins opérant décrivirent tout ce qui se passait, expliquant ce quils faisaient et pourquoi ils le faisaient. Ainsi jappris que lintégralité de mes parties génitales allaient être éliminées, de façon à obtenir un entrejambe totalement lisse. Mais jappris aussi que mes testicules allaient être conservés mais enfoncés à lintérieur de los du pubis afin de préserver ma production dhormones pour que je garde le désir. Seules les bourses seraient éliminées, la peau refermée. Pour ma verge un traitement comparable allait être effectué, en conservant uniquement les chairs et la peau du gland, mais en supprimant les veines et artères qui produisaient lérection, ainsi que le plus gros des chairs de la verge. Lobjectif étant que je reste sensible au dedans de moi, les hormones continuant de me rendre excitable, mais avec la frustration permanente que plus aucune érection ni orgasme ne serait plus jamais biologiquement possible. Lensemble des tissus sensibles étant enfoui suffisamment profond dans mon pubis pour quaucun geste ne puisse me provoquer la moindre sensation. Je voyais mon entrejambe largement ouvert par le bistouri expert, ma verge décortiquée avec infiniment de précision pour éliminer ces tissus chéris, los du bassin perforé pour y enfouir les restes de ma verge et les deux glandes toujours accrochées au bout des canaux qui continueraient de minjecter leur drogue diabolique. Et puis enfin le soin prodigieux utilisé par le chirurgien pour reformer un entrejambe extraordinairement lisse et lui donner une courbe parfaite sans le moindre souvenir quun sexe aurait jamais pu se trouver là. Jétais en train de me convaincre que enfin tout ce qui mavait porté jusquici depuis ces jours terribles plusieurs mois en arrière quand javais pris ma décision, quand je tombai dans un grand trou noir. Je me réveillai dans un lit, les jambes, les bras et la tête bloqués. Javais une sensation étrange au niveau de la bouche. Et je compris que la pièce métallique qui ne mavait plus jamais quittée depuis mon arrivée le premier jour chez mes Maîtres mavait été enlevée. Je pensais à un soulagement je pensais que cette libération devait être la compensation à lautre perte, celle dentre mes jambes. Alors jessayai douvrir la bouche, de remuer ma langue, de reprendre le contrôle de cette bouche qui mavait été enlevée depuis tous ces mois. Mais il y avait une drôle de sensation, ma bouche vide, fermée, qui ne pouvait souvrir. Il me fallut un long temps pour comprendre lhorreur de ma situation. Ma langue et mes dents avaient disparus. Je perdis connaissance Des jours plus tard, sans doute. Mon esprit peu à peu reprend conscience. Je suis devenu une machine. Mon bas ventre me fait mal. Ma poitrine me fait mal aussi. Jurine difficilement, je ne comprends pas encore par où. Un miroir a été installé pour que je voie mon corps. Mon entre-jambes est encore abîmé par les coutures mais il est entièrement lisse. Mais quelle surprise, il y a un gros anneau métallique à la place de mon sexe. Lanneau est planté dans mes chairs, et seul dépasse verticalement un demi cercle épais. Je continue dobserver mon corps. Je regarde ma poitrine pour savoir pourquoi elle me fait souffrir. Une autre surprise, on a complètement supprimé mes tétons, et ma poitrine est elle aussi totalement lisse. Je pleure, même si au fond de moi je sens bien que jai voulu tout ça, jai choisi dabolir ma nature dêtre humain pour devenir un esclave, jai délibérément abdiqué mes possibilités déprouver du plaisir, davoir une autonomie. La même jeune esclave qui mavait accompagné dans cette clinique revient et installe dans ma bouche un tuyau par lequel bientôt coule la bouillie habituelle, simplement depuis si longtemps, ma bouche est devenue un peu plus libre. Mais limpression dune bouche vide est terrible. Lesclave ne me regarde pas. Elle a baissé son regard et ne quitte pas le sol, sans doute a-t-elle reçu des ordres, et je vois de larges traînées rougeâtres sur tout son corps qui me font frémir à lidée des supplices quelle a dû endurer, et peut-être à cause de moi. Lorsque mon repas (ou du moins lingestion quil est difficile dappeler repas) est terminé, elle reprend le tuyau de ma bouche et le replace sur son support dans le mur. Je mapprêtais à dire quelque chose, ne serait-ce quun merci, mais aucun son ne sort de ma bouche vide. Je comprends alors que je ne parlerai jamais plus. Des jours se sont passés ainsi, monotones, mes douleurs se sont atténuées, enfin celles de mon corps, car je pense que mes douleurs mentales ne cesseront plus jamais. La jeune esclave semble être attachée à mon service, car cest elle qui sest occupée tout ce temps de me nourrir, de me laver, de nettoyer mes besoins que je fais sous moi, nayant aucune possibilité de bouger car mes bras et mes jambes sont toujours bloqués. Javais bien sûr fini par comprendre que mon urine avait été redirigée vers le milieu de mon pubis, ce qui me forçait évidemment à uriner sur moi, de plus, honte suprême, au début, il métait totalement impossible de me contrôler, et je me souillais très fréquemment. Quand elle me lave lentre-jambe qui avait été mon sexe autrefois, elle passe doucement sur mes cicatrices qui sont devenues insensibles puis quand la douleur de la blessure a disparu, longtemps après, elle a continué, jours après jour à me laver là, sans jamais me regarder le visage, sans jamais que nos regards puissent se croiser. Elle passait sa main annelée depuis mon anus, le pénétrait pour le laver, mais restait en lui même après quil soit devenu parfaitement propre, insistait sur le trou nouveau de mon pubis et par lequel jurinais, et elle caressait longuement tout cet espace désormais parfaitement lisse jusquà mon ventre. Et petit à petit était revenu la sensation terrible au cur de mon ventre, cette sensation que jai vite appris à craindre, qui ma fat hurler silencieusement de terreur, de douleur, de frustration infinie, de sentir en moi le désir qui monte, de sentir simplement et uniquement lattente de lérection impossible, ce besoin infini de sentir quelque-chose alors quaucune sensation ne venait, lhorreur de cette verge absente mais qui me brûlait en moi, car mes hormones produisaient toujours lenvie, le sang affluait toujours pour ne rien gonfler. [à suivre] |