Le bonheur d'Andros - in French


By: Anonymous


Post Feedback | Printer Friendly Format

[GAY] [TESTICLES]

Written in french : castration ritual for a shaman of the 21 st century (first part)


Newest Files




Andros ayant précocement montré les signes de son Uranisme reçu l’initiation appropriée avant la puberté. L’enfant n’avait pas partagé les activités et attitudes des autres garçons tout en ne se mêlant pas aux filles. Il recherchait la compagnie des garçons plus âgé, des initiés. Mais plus caractéristique encore il portait un intérêt particulier aux plantes, aux animaux, recherchait les pierres rares, les cristaux. Il aimait aider les personnes souffrantes. Son « cœur » était vibrant jusqu’à dans son sexe qui ne serait jamais un simple organe.

Un maître lui apprit à localiser sur son corps les centres psychiques propres. « Trouve le paysage de ton corps et le corps de la nature comme tu as rencontré dans les terres du rêve le dieu qui t’a nommé « l’épousée ». Ils dessinaient en lui un triangle formé par la pointe de ses seins et un point au-dessous de son sexe, situé à l’intérieur de son corps, là où il ressentait le plus de plaisir… « Le plaisir est l’image de l’état divin ».

Et comme le rôle inférieur de la procréation lui était soustrait par nature, le rôle supérieur du sexe, la possibilité du contact avec le divin, lui était alloué, de droit. Le phallus qui en est le signe même ne serait pas vénérer par son propre pénis mais en celui de l’homme qu’il aimera et qui l’aura d’abord choisi. « Pratique la non-action et la douceur, garde ta féminité ; Ne prends jamais les devants ». Andros était un être privilégié, une représentation de l’Ardharishvara.

« Comme la femme, toi seul pourra être nu devant l’homme. Comme la femme par son vagin, obscure abîme de clarté, par ton anus tu es la porte étroite qui mène au centre-terre » L’homme qui te pénétrera en t’aimant te conduira à l’éveil prophétique tandis que lui découvrira la fonction transcendante du sexe, libéré de la procréation, il ne l’utilisera plus comme un but en soi. « Le Désir conduit au-delà ».

Il lui appris à consacrer son corps par des massages avec des onguents spéciaux, par des moxas et des récitations de formules secrètes … Il lui appris à vénérer le corps entier comme présence divine alors que pour la majorité des hommes, le sexe reste le seul centre d’intérêt la cause d’une chute dans l’endormissement de la matière.

« Sa virilité, externe, me révèle ma virilité interne »

« Je suis comme elle, mais je ne suis pas elle ». etc.

Cela allait de soi pour le préadolescent mais lorsqu’il vit ses testicules descendre, son sexe s’ériger, éjaculer et surtout l’intérêt que les autres de son âge prenaient à cet événement qu’ils confondaient avec l’entrée dans l’age adulte… il se sentit inquiet. Son corps allait-il se concentrer sur cet organe, toute la jouissance diffuse se focaliser sur cette zone qui n’appartenait pas à la carte de ses centres psychique ? Il était plus gêné car maintenant son attirance se voyait… Pour le reste, rien n’avait changé en lui. Il gardait un contact empathique avec les forces de la nature, aidait les souffrants – ses dons de guérisseurs bien qu’ils n’étaient pas encore pleinement conscients, étaient potentiellement intacts.

Mais il semblait plus violemment attiré par les garçons de son âge, parfois par certains hommes plus âgés, à la puissante constitution qu’il regardait, et parfois qu’il suivait. Il lui avait semblé… cette fois, mais non. Il ne se retournait pas. Andros revenait sur ces pas. Ne savait-il pas qu’il ne devait pas rechercher l’homme mais être recherché par lui… Et lui ne pouvait être n’importe qui. N’importe qui ne pouvait s’intéresser à Andros.

Certains de ses camarades avaient repéré son manège et se moquaient de lui. Eux aimaient les filles, flirtaient. Lorsque dans les vestiaires ils se masturbaient, entre eux, c’était seulement pour s’amuser, comparer la taille de leur sexe, et se raconter leurs histoires de filles. Certains fréquentaient les prostituées et l’un d’eux était tombé sur un travesti objet de toutes les risées, piège de ce désir inconséquent, juste revanche de ce désir mal assumé… Andros ne participait pas à ces jeux. Pour lui, aimer c’était sérieux… Andros avait bien eu quelques affaires mais il ne comprenait pas ce que lui demandait l’autre. La masturbation réciproque ne pouvait pas l’intéresser. Il pouvait aimer le sexe de son ami, mais son ami n’avait pas à se saisir du sien, qui dans ces circonstances ne bandait d’ailleurs jamais. Il voulait être caressé, pénétrer. Alors on le traitait de fille manquée. Mais ça ne lui manquait pas de ne pas être une fille ! Lorsque à la puberté il fut initié pleinement par son Mentor n’avait-il pas eu la confirmation de sa virilité intérieure en recevant par la semence du maître en son anus consentant à sa valeur, son « arèté » ! Depuis, prêt à se donner à un compagnon (qu’il aimait encore appeler « son mari »), il se rendait au temple pour prier la Déesse de lui accorder ce sacrement.

Aujourd’hui Andros s’était rendu au temple de la déesse pour lui demander une fois encore de lui accorder enfin ce qu’il lui demandait dans ses prières, « un mari ! »

Mais la déesse semblait toujours ne pas entendre. N’accordait-elle cette faveur qu’aux filles ou bien dans des cas particuliers… Mais Andros était déjà un homme à la musculature bien développée, longiligne, même si son sexe était petit, même si comparé à d’autres il n’avait pas une virilité aussi marquée extérieurement. Andros était un homme. Andros n’avait jamais exprimé des goûts de fille. Il ne pouvait avoir un mari ! Le silence de la déesse le consternait car son initiation n’en avait-il pas fait une émule ? Mais d’une certaine manière il n’était pas surpris, car les prières qu’il lui offrait n’étaient pas aussi ferventes que l’admiration qu’il portait à Hélio. Dans sa chambre il avait certes un autel consacré à la déesse mais ce devant quoi il devenait, tout autre, entièrement absorbé, dont il ressentait la force d’un appel, était la photo de Hélio qu’il avait réussie à prendre alors que Hélio sortait de la rivière où il s’était baigné, nu, sous un soleil glacé d’hiver, le corps huilé ! Hélio était un dieu pour Andros. Il vénérait cette image, en recevant des ordres étranges, comme celui de se maintenir les testicules serrés dans un sac ou bien d’y éteindre des bâtonnets d’encens qu’il déposait devant l’autel de la déesse laissant s’élever une odeur de poils roussis … le plus souvent l’image vénérée l’obligeait à ne plus se toucher le sexe, son vrai sexe étant son anus ! Et à cela la Déesse semblait acquiescer car même lorsqu’il avait maintenu son sexe serré mais en avait jouis en le touchant - il était puni, quelque chose arrivait dans son corps ou dans son existence qui démarquait son acte coupable.

Devant le dieu, je suis bien « une mâle » se disait-il.

L’image était exigeante mais aucune exigence n’était de trop, si ce n’est que Andros en exigeait qu’elle se manifeste, qu’il rencontre Hélio. Andros épiait Hélio, n’osant l’abordé. Hélio était un athlète admiré de tous, presque un modèle pour les autres sportifs. Hélio était déjà marié ! Hélio se moquait des garçons efféminés… et Andros auprès de Hélio et ses amis pouvaient paraître efféminés…

Devant le dieu je suis « une mâle »…

Le jour vain où Hélio surpris Andros derrière un buisson, nu, le sexe compressé , les testicules ligaturées, les jambes écartés, comme crucifiés sur un rocher et appelant le soleil à le libérer de ses organes génitaux, que ces testicules se dessèchent, rétrécissent pour être enfin digne de son homme ! En réalisant la présence de Hélio, Andros pris peur, se leva brusquement, cherchant ses vêtements, ne les trouvant pas. Hélio venait de s’en saisir …

« Viens donc les chercher, ma petite ! Tu vas voir » Il lui jette son slip « remet ça ! tu n’as pas grand chose à montrer, mais justement ! » Andros a peur « je suis une mâle »… mais il sait se battre. Mais à peine sont-ils engagés dans la lutte que Hélio par la taille et le poids a déjà l’avantage. Si Andros mesurait 1m 75 au plus, Hélios faisait plus de 1m80 et leur poids de muscle différait d’autant. Déjà Andros s’abandonne dans les bras de Hélio. Il a mouillé son slip. Hélio le relâche. Andros remarque le sexe de Hélio (qui lui a combattu nu). Il est roide.

« Ne crois pas que je bande pour toi ! »

« Non, rétorque Andros, tu bandes pour toi-même, de ta virilité et je te la révèle d’autant que je suis un homme et que je n’ai pas cette virilité, cette force ! »

« Pas le temps de philosopher, reprend Hélio, J’espère ne pas t’y reprendre. Je sais que tu me suis. N’essaye plus sinon … ! »

« Sinon… tu… Pourquoi pas maintenant ? ».

Hélio ne répond pas. Il s’en va sans rien dire. Il est troublé, quelque chose s’est passé qui le gène… Andros n’a pas remis ses vêtements, au soleil il jouit du sperme qui inonde son sexe serré dans son slip. Il sent entre ses jambes la palpitation légère de son anus insatisfait… son con d’homme. Il reste étendu un long moment avant de se baigner. Il reste nu mais a gardé le lacet de cuir qu’il a resserré autour de ses testicules…Et les regardant pendre entre ses jambes « inutiles » pense-t-il… encore, toujours, de plus en plus. Il nage, papillonne… Hélio, tu seras mon mari. Il serre encore plus le lacet… Rhabillé il décide d’aller voir, Sophon, le philosophe, qui vit hors de la cité, rejeté par elle, selon l’usage, non parce qu’il est philosophe mais qu’il a perdu la citoyenneté par l’âge. Retraite obligée de toute personne entrant dans la cinquantaine. Il doit connaître des secrets, des potions… Mais, non ce n’est pas un sorcier. Non, il ne va pas le voir pour ça. Il ira plus tard voir le shaman qui lui a encore quelques années à vivre dans la cité. Le philosophe, il doit le voir parce qu’on dit que jamais marié, il a vécu jadis avec un autre homme, qu’aujourd’hui, il aurait encore des amants occasionnels… Sophon avait été élevé à une époque de tolérance forcée où cependant, justement, la sexualité ne pouvait être sacralisée, où la métaphysique du sexe restait entre les mains des sectateurs biologistes du yin chez la femme et du yang de l’homme. Parlait-on d’androgyne, l’effet était aussitôt comique, kitsch, camp ou jargon de psychologues des surfaces.

Sophon était toujours content de voir Andros, peu de jeunes venaient désormais le voir et puis Andros était tellement différent des autres, il avait naturellement réintégré la religion primordiale de la Terre, du lien au cosmos. Andros avait une grande confiance en Sophon et lui exposa tout de go son désir d’avoir un mari et donc de perdre, pour lui, les marques extérieures de sa virilité, de les offrir à son… dieu, à Hélio. Le philosophe ne fut pas choqué ni par son désir d’être castré, ni étonné du choix de l’élu. Il lui confia que lui aussi avait voulu se faire castrer et justement pour des hommes comme Hélio, très musclés, sculpturaux, aux mains et poignets épais… mais qu’il n’en avait jamais rencontrés ou plutôt ceux-ci n’avaient jamais été intéressés par lui. Ils étaient demeurés des images fantastiques… Mais il encourageait Andros à le faire, tant qu’il était jeune, tant qu’une rencontre des corps pleinement corps était possible (car pour lui, la nouvelle loi de la cité qui sous prétexte de revenir à la tradition des 4 ages de la vie rejetait ses vieillards, prouvait malgré tout, qu’être né est une chose bien vaine, que le temps accordé à la plénitude d’être est si court et l’âme, la sagesse – qu’il devait représenter - de si pénibles fictions !). Il encourageait Andros qui devait bien sûr s’assurer qu’un lien pouvait exister entre lui et Hélio. Or rien n’était moins certain. Andros était au moins assuré d’une castration initiatique, magique qui ne le priverait pas de sa jouissance, c’était comme … et il parla de ce qu’il aurait souhaité « faire remonter les testicules, les remettre à l’intérieur, et creuser une sorte de vagin, réduisant le pénis pour pouvoir se livrer comme femme à son homme… » Cela semblait bien compliqué. Andros pensait simplement à l’ablation de ses testicules et pour ne pas se féminiser à prendre peut-être des hormones de compensations…(Mais comme Andros n’était pas persuadé que le sperme fut en soit la virilité, l’essence masculine intime, soupçonnant la fausseté la théorie des hormones, comme il considérait celle des virus comme une réinvention dramatique de l’idée du dieu unique et vengeur, il n’aurait donc pas besoin d’une telle thérapie). Il faudrait demander au shaman, Artémidore, plutôt qu’aux docteurs qui seraient bien trop intéressés par une modification de genre ou une totale suppression des désirs toujours jugés impurs… selon la triste dogmatique des monothéismes qui sévissaient encore dans les mentalités scientifiques. La castration était toujours vue comme une punition puisqu’elle était perpétrée sur des hommes qui avaient une fixation sur l’ampleur génitale qui ne pouvaient voir comme un gain l’intensité de son dépassement.

Andros n’attendit pas, il se rendit chez Artémidore, lui exposa son affaire. Celui-ci montra quelques réticences, la castration n’était pas autorisée par les lois de la cité, seul les hijras pouvaient encore, ce qui signifiait vivre en femme alors que Andros souhaitait une vie d’homme…

« On offre aux dieux le meilleur de soi-même. Tu ne peux pas, toi, Andros leur offrir ce qui est pour toi, dis-tu, une gêne, un encombrement. Tu ne peux leur offrir que toi-même, ta Nudité, ton être, réceptacle. Tu es la clairière dans le paysage des hommes. Te castrer ce serait aussi faux que de te forcer à engendrer, à procréer parce que c’est le devoir du commun des animaux rationnels ! Tu es hors du commun, Andros ! »

Andros lui rappela que pourtant dans l’antiquité autour des 22–25 mars lors des célébrations d’Attis, pour Eostar, des jeunes hommes comme lui se castraient et devenaient des serviteurs du Soleil, qu’ils étaient hors du commun. Artémidore ne répondit pas et poursuivit sans transition

« Et puis Hélio n’est-il pas marié ? La réputation de ses amis non plus n’était pas à négliger. Ils toléreraient encore moins que lui que hélios vive avec un autre homme ».

« Même castré ? » Demanda Andros.

« Surtout castré.! »

« Mais alors ils… »

« Oui, entre eux, ils s’octroient des plaisirs. Mais quant à vivre ensemble… »

Andros eut une idée. Il essaierait de rentrer dans leur groupe. Il irait au même gymnase. Mais il avait l’intime conviction que tout s’accomplirait par sa castration au temple, avec l’accord du Dieu et de la Déesse unis en lui.

Les jours suivant, il se rendit au gymnase à heure régulière. Hélio le vit, fit semblant de rien. Andros s’était lié à certains de ses amis. Mais quant ceux-ci étaient avec Andros, Hélio évitait d’être là. Cependant un jour dans le vestiaire, tout le monde étant parti… Hélio se trouva avec Andros face à face… Andros bandait légèrement mais son anus palpitait, ouvert… Hélio bandait. Andros s’approcha de lui, se mit à genoux et prenant le sexe de Hélio entre ses mains avant de l’approcher de sa bouche :

« ceci est le Lingam, la présence d’un dieu que je vénère »

Surpris Hélio ne dit rien, se laissa faire. Andros le suçait avec ferveur. C’était le sexe du Dieu qu’il vénérait, ce n’était pas vraiment Hélio qu’il adorait. En même temps qu’il le suce, produisant un son qui fascina Hélio, il le massait selon la technique des nyasa qui réveille, évoque les divinités propres à chaque partie du corps, qui en fait un mandala. Puis il pris une position qui suggérait à Hélio qu’il le prenne. Il avait resserré son propre sexe entre ses jambes… il était lisse… Il se caressait un sein de la main gauche, se laissa finalement glisser sur le sol pour livrer son véritable sexe….

« Je suis dans l’homme le principe féminin, pour le dieu je suis la déesse ! »

Mais Hélio se refusait, se déroba. Il partit mais sans brusquerie. Il embrassa même Andros sur le front « pour te remercier » dit-il. Andros laissé le corps en attente, était cependant satisfait de cette entrevue… Le corps de Hélio était celui de la présence du dieu et lui Andros était la déesse. C’était évident. Ce qui était « disposition » devait être réalisé ; Il serait castré. Il retourna chez Artémidore qui lui imposa un refus catégorique.

« Tu dois accéder à ta virilité intérieure pour attirer celui que tu as élu par tout son être. Tu dois t’exercer avec la technique des souffles, le yoga à te faire réceptacle. Mais en aucun cas tu ne dois attenter à ton intégrité corporelle ».

« Mais, affirma Andros, il y a, en attendant des herbes qui permettent de réduire les érections et le volume du sexe…il y a bien cette herbe des devins avec laquelle je me masse, que nous mâchons et fumons parfois et qui m’ouvrant à ce monde des esprits végétaux m’a montré… »

« Non !, Rétorqua violemment Artémidore. Tu dois utiliser les techniques reçues à ton initiation ! Ne détourne pas les dons que nous donne la Salvia »

Andros parti bien décidé à ne pas suivre les conseils du Shaman. Il s’enquerra chez un herboriste, qui fut plus qu’évasif, finalement il trouva un ouvrage ancien où il était question de l’utilisation de compresses d’une espèce de ciguë … Comme c’était la saison de la récolte, il partit à la recherche de la plante … Ne la trouva-t-il pas, qu’il décida d’aller consulter un chirurgien de grande réputation qui exerçait dans la technopole, un Technos, lui qui était un bioneer ? Le chirurgien vivait et pratiquait dans une Magnifique demeure dominant l’océan. Une demeure de forme peu commune, jeux complexes de perspectives, le jardin l’entourant étant un labyrinthe dont la maison était le centre. Ce labyrinthe prétendait-on était construit selon des plans laissés par Léonard de Vinci au temps où le retour du paganisme semblait possible. Mais un Technos ne pouvait qu’avoir détourné de ses fins sacrés de tels plans. Andros fut introduit à travers les allées trop bien tracées par un gardien et son chien jusqu’à l’entrée de la demeure. Puis ils pénétrèrent dans la gigantesque demeure jusqu’à cette vaste pièce circulaire, au plafond transparent, en dôme avec, au centre une table d’opération (un autel profané ?). Il y avait peu de mobilier, seulement une sorte de banquette entourant un bureau chromé, là le chirurgien l’attendait. L’invita à s’assoire. Celui ci l’accueillit en disant

« Je sais ce que vous cherchez. Vous voulez comme tous ceux de votre genre la transformation complète! » Andros lui, n'avaient pourtant encore rien dit «Vous voulez rendre manifeste ce que vous êtes par le désir. Vous désirez les hommes, vous voulez être une femme. C’est naturel ! Je vais donc pouvoir réaliser ce que votre désir commande. Je remonte vos testicules et du scrotum vide je formerai un vagin, tandis que je rétrécirai le pénis. Vous n’aurez ainsi guère besoin d’hormones de remplacement puisque tout restera fonctionnel, que votre corps sera toujours celui d’un homme bien musclé et proportionné. Personne ne doutera un instant de votre virilité. Il n’y aura que lorsque vous serez nu que l’on verra qui vous êtes vraiment. Et le seul à le voir seront vos amants, votre mari… »

« Hélio ? » Demande timidement Andros.

« Je ne sais pas. Mais vous aurez nécessairement des amants, un mari, oui peut-être ! ».

Le chirurgien posa ses conditions dans lesquelles entrait la signature d’un document qui faisait du corps d’Andros la propriété de la science. Pour Andros cela suffit à le dissuader de tenter l’opération. Il ne tint même pas compte des arrangements financiers qu’on lui proposait. Même si l’opération était nécessairement réussie. Même si elle allait, selon le chirurgien, entièrement à la rencontre du désir d’Andros, se conformait totalement à sa nature. Il remercia le grand chirurgien et revint au plus vite voir le Shaman Artémidore, lui exposa ce qu’avait proposé le chirurgien. Artémidore curieusement se fit aussitôt favorable à la demande d’Andros et lui proposa un rendez-vous avec un thérapeute asiatique, qui avait une grande connaissance des eunuques, qui pratiquerait une castration rituelle, avec anesthésie sous acuponcture.

« Je ne peux pas te refuser ça. C’est volontairement que par trois fois je t’ai imposé un refus. L’important était que tu triomphes de la tentation qui était incarnée par le chirurgien que tu as consulté. Mais maintenant l’épreuve la plus difficile se présente à toi. Andros croyant qu’il s’agissait de sa castration affirma qu’il était prêt, que ce n’était pas une épreuve, mais une confirmation.

« Je sais – répond Artémidore – sache que l’épreuve c’est Hélio. Car ta décision tient encore à son image… Accepteras-tu d’être castré si je te dis que jamais Hélio sera ton compagnon ! » Andros ne cache pas son inquiétude, un doute. Artémidore reprend « Andros, tu es un élu des dieux, du Temple de Delphes qui va renaître. Tu es appelé à quelque chose de plus grand que d’avoir un « mari ». Et cette chose plus grande, elle ne peut se montrer entièrement à toi et à travers toi que par ta castration. Hélio n’est qu’un « signe » pour accomplir l’acte sacré… »

« Je ne le reverrai pas ? Il ne m’aimera pas ? » Demande Andros.

« Tu le reverras sans doute et peut-être t’aime-t-il mais il te faut abandonner cette idée de l’amant unique. Seul l’Amour est unique…aucun homme ne peut en lui seul être l’Amour. Ta castration est donc fixée pour le 23 mars… Mais avant tu dois être préparé, remis entre les mains d’hommes différents – 9 pour être exact car tu es la Lune, car Saturne est ton nom - qui tous auront pour mission de nous assurer (et t’assurer toi-même) que tu ne jouis pas autrement que par ton anus, qu’en lui est le soleil ! Car si jamais nous nous apercevions (et toi-même découvrais) que ce n’est pas le cas, castré, tu serais déçu, sans doute frustré, regrettant amèrement. Aucune connaissance, aucune prophétie, aucun pouvoir ne naîtraient alors de ton nouvel état ! (à suivre)



Return To The Eunuch Archive