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Andros ayant précocement montré les signes de son Uranisme reçu linitiation appropriée avant la puberté. Lenfant navait pas partagé les activités et attitudes des autres garçons tout en ne se mêlant pas aux filles. Il recherchait la compagnie des garçons plus âgé, des initiés. Mais plus caractéristique encore il portait un intérêt particulier aux plantes, aux animaux, recherchait les pierres rares, les cristaux. Il aimait aider les personnes souffrantes. Son « cur » était vibrant jusquà dans son sexe qui ne serait jamais un simple organe.
Un maître lui apprit à localiser sur son corps les centres psychiques propres. « Trouve le paysage de ton corps et le corps de la nature comme tu as rencontré dans les terres du rêve le dieu qui ta nommé « lépousée ». Ils dessinaient en lui un triangle formé par la pointe de ses seins et un point au-dessous de son sexe, situé à lintérieur de son corps, là où il ressentait le plus de plaisir « Le plaisir est limage de létat divin ». Et comme le rôle inférieur de la procréation lui était soustrait par nature, le rôle supérieur du sexe, la possibilité du contact avec le divin, lui était alloué, de droit. Le phallus qui en est le signe même ne serait pas vénérer par son propre pénis mais en celui de lhomme quil aimera et qui laura dabord choisi. « Pratique la non-action et la douceur, garde ta féminité ; Ne prends jamais les devants ». Andros était un être privilégié, une représentation de lArdharishvara. « Comme la femme, toi seul pourra être nu devant lhomme. Comme la femme par son vagin, obscure abîme de clarté, par ton anus tu es la porte étroite qui mène au centre-terre » Lhomme qui te pénétrera en taimant te conduira à léveil prophétique tandis que lui découvrira la fonction transcendante du sexe, libéré de la procréation, il ne lutilisera plus comme un but en soi. « Le Désir conduit au-delà ». Il lui appris à consacrer son corps par des massages avec des onguents spéciaux, par des moxas et des récitations de formules secrètes Il lui appris à vénérer le corps entier comme présence divine alors que pour la majorité des hommes, le sexe reste le seul centre dintérêt la cause dune chute dans lendormissement de la matière. « Sa virilité, externe, me révèle ma virilité interne » « Je suis comme elle, mais je ne suis pas elle ». etc. Cela allait de soi pour le préadolescent mais lorsquil vit ses testicules descendre, son sexe sériger, éjaculer et surtout lintérêt que les autres de son âge prenaient à cet événement quils confondaient avec lentrée dans lage adulte il se sentit inquiet. Son corps allait-il se concentrer sur cet organe, toute la jouissance diffuse se focaliser sur cette zone qui nappartenait pas à la carte de ses centres psychique ? Il était plus gêné car maintenant son attirance se voyait Pour le reste, rien navait changé en lui. Il gardait un contact empathique avec les forces de la nature, aidait les souffrants ses dons de guérisseurs bien quils nétaient pas encore pleinement conscients, étaient potentiellement intacts. Mais il semblait plus violemment attiré par les garçons de son âge, parfois par certains hommes plus âgés, à la puissante constitution quil regardait, et parfois quil suivait. Il lui avait semblé cette fois, mais non. Il ne se retournait pas. Andros revenait sur ces pas. Ne savait-il pas quil ne devait pas rechercher lhomme mais être recherché par lui Et lui ne pouvait être nimporte qui. Nimporte qui ne pouvait sintéresser à Andros. Certains de ses camarades avaient repéré son manège et se moquaient de lui. Eux aimaient les filles, flirtaient. Lorsque dans les vestiaires ils se masturbaient, entre eux, cétait seulement pour samuser, comparer la taille de leur sexe, et se raconter leurs histoires de filles. Certains fréquentaient les prostituées et lun deux était tombé sur un travesti objet de toutes les risées, piège de ce désir inconséquent, juste revanche de ce désir mal assumé Andros ne participait pas à ces jeux. Pour lui, aimer cétait sérieux Andros avait bien eu quelques affaires mais il ne comprenait pas ce que lui demandait lautre. La masturbation réciproque ne pouvait pas lintéresser. Il pouvait aimer le sexe de son ami, mais son ami navait pas à se saisir du sien, qui dans ces circonstances ne bandait dailleurs jamais. Il voulait être caressé, pénétrer. Alors on le traitait de fille manquée. Mais ça ne lui manquait pas de ne pas être une fille ! Lorsque à la puberté il fut initié pleinement par son Mentor navait-il pas eu la confirmation de sa virilité intérieure en recevant par la semence du maître en son anus consentant à sa valeur, son « arèté » ! Depuis, prêt à se donner à un compagnon (quil aimait encore appeler « son mari »), il se rendait au temple pour prier la Déesse de lui accorder ce sacrement. Aujourdhui Andros sétait rendu au temple de la déesse pour lui demander une fois encore de lui accorder enfin ce quil lui demandait dans ses prières, « un mari ! » Mais la déesse semblait toujours ne pas entendre. Naccordait-elle cette faveur quaux filles ou bien dans des cas particuliers Mais Andros était déjà un homme à la musculature bien développée, longiligne, même si son sexe était petit, même si comparé à dautres il navait pas une virilité aussi marquée extérieurement. Andros était un homme. Andros navait jamais exprimé des goûts de fille. Il ne pouvait avoir un mari ! Le silence de la déesse le consternait car son initiation nen avait-il pas fait une émule ? Mais dune certaine manière il nétait pas surpris, car les prières quil lui offrait nétaient pas aussi ferventes que ladmiration quil portait à Hélio. Dans sa chambre il avait certes un autel consacré à la déesse mais ce devant quoi il devenait, tout autre, entièrement absorbé, dont il ressentait la force dun appel, était la photo de Hélio quil avait réussie à prendre alors que Hélio sortait de la rivière où il sétait baigné, nu, sous un soleil glacé dhiver, le corps huilé ! Hélio était un dieu pour Andros. Il vénérait cette image, en recevant des ordres étranges, comme celui de se maintenir les testicules serrés dans un sac ou bien dy éteindre des bâtonnets dencens quil déposait devant lautel de la déesse laissant sélever une odeur de poils roussis le plus souvent limage vénérée lobligeait à ne plus se toucher le sexe, son vrai sexe étant son anus ! Et à cela la Déesse semblait acquiescer car même lorsquil avait maintenu son sexe serré mais en avait jouis en le touchant - il était puni, quelque chose arrivait dans son corps ou dans son existence qui démarquait son acte coupable. Devant le dieu, je suis bien « une mâle » se disait-il. Limage était exigeante mais aucune exigence nétait de trop, si ce nest que Andros en exigeait quelle se manifeste, quil rencontre Hélio. Andros épiait Hélio, nosant labordé. Hélio était un athlète admiré de tous, presque un modèle pour les autres sportifs. Hélio était déjà marié ! Hélio se moquait des garçons efféminés et Andros auprès de Hélio et ses amis pouvaient paraître efféminés Devant le dieu je suis « une mâle » Le jour vain où Hélio surpris Andros derrière un buisson, nu, le sexe compressé , les testicules ligaturées, les jambes écartés, comme crucifiés sur un rocher et appelant le soleil à le libérer de ses organes génitaux, que ces testicules se dessèchent, rétrécissent pour être enfin digne de son homme ! En réalisant la présence de Hélio, Andros pris peur, se leva brusquement, cherchant ses vêtements, ne les trouvant pas. Hélio venait de sen saisir « Viens donc les chercher, ma petite ! Tu vas voir » Il lui jette son slip « remet ça ! tu nas pas grand chose à montrer, mais justement ! » Andros a peur « je suis une mâle » mais il sait se battre. Mais à peine sont-ils engagés dans la lutte que Hélio par la taille et le poids a déjà lavantage. Si Andros mesurait 1m 75 au plus, Hélios faisait plus de 1m80 et leur poids de muscle différait dautant. Déjà Andros sabandonne dans les bras de Hélio. Il a mouillé son slip. Hélio le relâche. Andros remarque le sexe de Hélio (qui lui a combattu nu). Il est roide. « Ne crois pas que je bande pour toi ! » « Non, rétorque Andros, tu bandes pour toi-même, de ta virilité et je te la révèle dautant que je suis un homme et que je nai pas cette virilité, cette force ! » « Pas le temps de philosopher, reprend Hélio, Jespère ne pas ty reprendre. Je sais que tu me suis. Nessaye plus sinon ! » « Sinon tu Pourquoi pas maintenant ? ». Hélio ne répond pas. Il sen va sans rien dire. Il est troublé, quelque chose sest passé qui le gène Andros na pas remis ses vêtements, au soleil il jouit du sperme qui inonde son sexe serré dans son slip. Il sent entre ses jambes la palpitation légère de son anus insatisfait son con dhomme. Il reste étendu un long moment avant de se baigner. Il reste nu mais a gardé le lacet de cuir quil a resserré autour de ses testicules Et les regardant pendre entre ses jambes « inutiles » pense-t-il encore, toujours, de plus en plus. Il nage, papillonne Hélio, tu seras mon mari. Il serre encore plus le lacet Rhabillé il décide daller voir, Sophon, le philosophe, qui vit hors de la cité, rejeté par elle, selon lusage, non parce quil est philosophe mais quil a perdu la citoyenneté par lâge. Retraite obligée de toute personne entrant dans la cinquantaine. Il doit connaître des secrets, des potions Mais, non ce nest pas un sorcier. Non, il ne va pas le voir pour ça. Il ira plus tard voir le shaman qui lui a encore quelques années à vivre dans la cité. Le philosophe, il doit le voir parce quon dit que jamais marié, il a vécu jadis avec un autre homme, quaujourdhui, il aurait encore des amants occasionnels Sophon avait été élevé à une époque de tolérance forcée où cependant, justement, la sexualité ne pouvait être sacralisée, où la métaphysique du sexe restait entre les mains des sectateurs biologistes du yin chez la femme et du yang de lhomme. Parlait-on dandrogyne, leffet était aussitôt comique, kitsch, camp ou jargon de psychologues des surfaces. Sophon était toujours content de voir Andros, peu de jeunes venaient désormais le voir et puis Andros était tellement différent des autres, il avait naturellement réintégré la religion primordiale de la Terre, du lien au cosmos. Andros avait une grande confiance en Sophon et lui exposa tout de go son désir davoir un mari et donc de perdre, pour lui, les marques extérieures de sa virilité, de les offrir à son dieu, à Hélio. Le philosophe ne fut pas choqué ni par son désir dêtre castré, ni étonné du choix de lélu. Il lui confia que lui aussi avait voulu se faire castrer et justement pour des hommes comme Hélio, très musclés, sculpturaux, aux mains et poignets épais mais quil nen avait jamais rencontrés ou plutôt ceux-ci navaient jamais été intéressés par lui. Ils étaient demeurés des images fantastiques Mais il encourageait Andros à le faire, tant quil était jeune, tant quune rencontre des corps pleinement corps était possible (car pour lui, la nouvelle loi de la cité qui sous prétexte de revenir à la tradition des 4 ages de la vie rejetait ses vieillards, prouvait malgré tout, quêtre né est une chose bien vaine, que le temps accordé à la plénitude dêtre est si court et lâme, la sagesse quil devait représenter - de si pénibles fictions !). Il encourageait Andros qui devait bien sûr sassurer quun lien pouvait exister entre lui et Hélio. Or rien nétait moins certain. Andros était au moins assuré dune castration initiatique, magique qui ne le priverait pas de sa jouissance, cétait comme et il parla de ce quil aurait souhaité « faire remonter les testicules, les remettre à lintérieur, et creuser une sorte de vagin, réduisant le pénis pour pouvoir se livrer comme femme à son homme » Cela semblait bien compliqué. Andros pensait simplement à lablation de ses testicules et pour ne pas se féminiser à prendre peut-être des hormones de compensations (Mais comme Andros nétait pas persuadé que le sperme fut en soit la virilité, lessence masculine intime, soupçonnant la fausseté la théorie des hormones, comme il considérait celle des virus comme une réinvention dramatique de lidée du dieu unique et vengeur, il naurait donc pas besoin dune telle thérapie). Il faudrait demander au shaman, Artémidore, plutôt quaux docteurs qui seraient bien trop intéressés par une modification de genre ou une totale suppression des désirs toujours jugés impurs selon la triste dogmatique des monothéismes qui sévissaient encore dans les mentalités scientifiques. La castration était toujours vue comme une punition puisquelle était perpétrée sur des hommes qui avaient une fixation sur lampleur génitale qui ne pouvaient voir comme un gain lintensité de son dépassement. Andros nattendit pas, il se rendit chez Artémidore, lui exposa son affaire. Celui-ci montra quelques réticences, la castration nétait pas autorisée par les lois de la cité, seul les hijras pouvaient encore, ce qui signifiait vivre en femme alors que Andros souhaitait une vie dhomme « On offre aux dieux le meilleur de soi-même. Tu ne peux pas, toi, Andros leur offrir ce qui est pour toi, dis-tu, une gêne, un encombrement. Tu ne peux leur offrir que toi-même, ta Nudité, ton être, réceptacle. Tu es la clairière dans le paysage des hommes. Te castrer ce serait aussi faux que de te forcer à engendrer, à procréer parce que cest le devoir du commun des animaux rationnels ! Tu es hors du commun, Andros ! » Andros lui rappela que pourtant dans lantiquité autour des 2225 mars lors des célébrations dAttis, pour Eostar, des jeunes hommes comme lui se castraient et devenaient des serviteurs du Soleil, quils étaient hors du commun. Artémidore ne répondit pas et poursuivit sans transition « Et puis Hélio nest-il pas marié ? La réputation de ses amis non plus nétait pas à négliger. Ils toléreraient encore moins que lui que hélios vive avec un autre homme ». « Même castré ? » Demanda Andros. « Surtout castré.! » « Mais alors ils » « Oui, entre eux, ils soctroient des plaisirs. Mais quant à vivre ensemble » Andros eut une idée. Il essaierait de rentrer dans leur groupe. Il irait au même gymnase. Mais il avait lintime conviction que tout saccomplirait par sa castration au temple, avec laccord du Dieu et de la Déesse unis en lui. Les jours suivant, il se rendit au gymnase à heure régulière. Hélio le vit, fit semblant de rien. Andros sétait lié à certains de ses amis. Mais quant ceux-ci étaient avec Andros, Hélio évitait dêtre là. Cependant un jour dans le vestiaire, tout le monde étant parti Hélio se trouva avec Andros face à face Andros bandait légèrement mais son anus palpitait, ouvert Hélio bandait. Andros sapprocha de lui, se mit à genoux et prenant le sexe de Hélio entre ses mains avant de lapprocher de sa bouche : « ceci est le Lingam, la présence dun dieu que je vénère » Surpris Hélio ne dit rien, se laissa faire. Andros le suçait avec ferveur. Cétait le sexe du Dieu quil vénérait, ce nétait pas vraiment Hélio quil adorait. En même temps quil le suce, produisant un son qui fascina Hélio, il le massait selon la technique des nyasa qui réveille, évoque les divinités propres à chaque partie du corps, qui en fait un mandala. Puis il pris une position qui suggérait à Hélio quil le prenne. Il avait resserré son propre sexe entre ses jambes il était lisse Il se caressait un sein de la main gauche, se laissa finalement glisser sur le sol pour livrer son véritable sexe . « Je suis dans lhomme le principe féminin, pour le dieu je suis la déesse ! » Mais Hélio se refusait, se déroba. Il partit mais sans brusquerie. Il embrassa même Andros sur le front « pour te remercier » dit-il. Andros laissé le corps en attente, était cependant satisfait de cette entrevue Le corps de Hélio était celui de la présence du dieu et lui Andros était la déesse. Cétait évident. Ce qui était « disposition » devait être réalisé ; Il serait castré. Il retourna chez Artémidore qui lui imposa un refus catégorique. « Tu dois accéder à ta virilité intérieure pour attirer celui que tu as élu par tout son être. Tu dois texercer avec la technique des souffles, le yoga à te faire réceptacle. Mais en aucun cas tu ne dois attenter à ton intégrité corporelle ». « Mais, affirma Andros, il y a, en attendant des herbes qui permettent de réduire les érections et le volume du sexe il y a bien cette herbe des devins avec laquelle je me masse, que nous mâchons et fumons parfois et qui mouvrant à ce monde des esprits végétaux ma montré » « Non !, Rétorqua violemment Artémidore. Tu dois utiliser les techniques reçues à ton initiation ! Ne détourne pas les dons que nous donne la Salvia » Andros parti bien décidé à ne pas suivre les conseils du Shaman. Il senquerra chez un herboriste, qui fut plus quévasif, finalement il trouva un ouvrage ancien où il était question de lutilisation de compresses dune espèce de ciguë Comme cétait la saison de la récolte, il partit à la recherche de la plante Ne la trouva-t-il pas, quil décida daller consulter un chirurgien de grande réputation qui exerçait dans la technopole, un Technos, lui qui était un bioneer ? Le chirurgien vivait et pratiquait dans une Magnifique demeure dominant locéan. Une demeure de forme peu commune, jeux complexes de perspectives, le jardin lentourant étant un labyrinthe dont la maison était le centre. Ce labyrinthe prétendait-on était construit selon des plans laissés par Léonard de Vinci au temps où le retour du paganisme semblait possible. Mais un Technos ne pouvait quavoir détourné de ses fins sacrés de tels plans. Andros fut introduit à travers les allées trop bien tracées par un gardien et son chien jusquà lentrée de la demeure. Puis ils pénétrèrent dans la gigantesque demeure jusquà cette vaste pièce circulaire, au plafond transparent, en dôme avec, au centre une table dopération (un autel profané ?). Il y avait peu de mobilier, seulement une sorte de banquette entourant un bureau chromé, là le chirurgien lattendait. Linvita à sassoire. Celui ci laccueillit en disant « Je sais ce que vous cherchez. Vous voulez comme tous ceux de votre genre la transformation complète! » Andros lui, n'avaient pourtant encore rien dit «Vous voulez rendre manifeste ce que vous êtes par le désir. Vous désirez les hommes, vous voulez être une femme. Cest naturel ! Je vais donc pouvoir réaliser ce que votre désir commande. Je remonte vos testicules et du scrotum vide je formerai un vagin, tandis que je rétrécirai le pénis. Vous naurez ainsi guère besoin dhormones de remplacement puisque tout restera fonctionnel, que votre corps sera toujours celui dun homme bien musclé et proportionné. Personne ne doutera un instant de votre virilité. Il ny aura que lorsque vous serez nu que lon verra qui vous êtes vraiment. Et le seul à le voir seront vos amants, votre mari » « Hélio ? » Demande timidement Andros. « Je ne sais pas. Mais vous aurez nécessairement des amants, un mari, oui peut-être ! ». Le chirurgien posa ses conditions dans lesquelles entrait la signature dun document qui faisait du corps dAndros la propriété de la science. Pour Andros cela suffit à le dissuader de tenter lopération. Il ne tint même pas compte des arrangements financiers quon lui proposait. Même si lopération était nécessairement réussie. Même si elle allait, selon le chirurgien, entièrement à la rencontre du désir dAndros, se conformait totalement à sa nature. Il remercia le grand chirurgien et revint au plus vite voir le Shaman Artémidore, lui exposa ce quavait proposé le chirurgien. Artémidore curieusement se fit aussitôt favorable à la demande dAndros et lui proposa un rendez-vous avec un thérapeute asiatique, qui avait une grande connaissance des eunuques, qui pratiquerait une castration rituelle, avec anesthésie sous acuponcture. « Je ne peux pas te refuser ça. Cest volontairement que par trois fois je tai imposé un refus. Limportant était que tu triomphes de la tentation qui était incarnée par le chirurgien que tu as consulté. Mais maintenant lépreuve la plus difficile se présente à toi. Andros croyant quil sagissait de sa castration affirma quil était prêt, que ce nétait pas une épreuve, mais une confirmation. « Je sais répond Artémidore sache que lépreuve cest Hélio. Car ta décision tient encore à son image Accepteras-tu dêtre castré si je te dis que jamais Hélio sera ton compagnon ! » Andros ne cache pas son inquiétude, un doute. Artémidore reprend « Andros, tu es un élu des dieux, du Temple de Delphes qui va renaître. Tu es appelé à quelque chose de plus grand que davoir un « mari ». Et cette chose plus grande, elle ne peut se montrer entièrement à toi et à travers toi que par ta castration. Hélio nest quun « signe » pour accomplir lacte sacré » « Je ne le reverrai pas ? Il ne maimera pas ? » Demande Andros. « Tu le reverras sans doute et peut-être taime-t-il mais il te faut abandonner cette idée de lamant unique. Seul lAmour est unique aucun homme ne peut en lui seul être lAmour. Ta castration est donc fixée pour le 23 mars Mais avant tu dois être préparé, remis entre les mains dhommes différents 9 pour être exact car tu es la Lune, car Saturne est ton nom - qui tous auront pour mission de nous assurer (et tassurer toi-même) que tu ne jouis pas autrement que par ton anus, quen lui est le soleil ! Car si jamais nous nous apercevions (et toi-même découvrais) que ce nest pas le cas, castré, tu serais déçu, sans doute frustré, regrettant amèrement. Aucune connaissance, aucune prophétie, aucun pouvoir ne naîtraient alors de ton nouvel état ! (à suivre)
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