Le bonheur d'Andros 2 (in french)


By: al

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Is our heros, Andros,going to drop out of his shamanhood and not being castrated but...


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Le bonheur d’Andros 2

Andros était troublé. Andros serait castré. La date était fixée. Il serait castré, si du moins il s’avérait en être digne après avoir subit l’initiation des 9. Andros rêvant d’Hélio. Andros vénérant la photo d’Hélio. Andros se trouvant avec Hélio au gymnase était déterminé. Sa castration le consacrerait à son Homme. N’était-il pas déjà castré. Il n’avait jamais rien ressenti au niveau de son sexe, s’en disait gêné. Son vrai sexe était intérieur. C’étai évident. Mais lorsque l’image d’Hélio s’évanouissait, qu’il se trouvait en compagnie des autres hommes de la cité, se retrouvait seul, il doutait.

Ces pulsations qu’il ressentait en son anus, cette merveilleuse sensation qui s’étendait à tout son corps tendu vers l’homme et qui lui rendaient ces érections superflues… n’était-ce pas un tout ? Cette sensation de plaisir ne disparaîtrait-elle pas avec ses testicules ?

Mais Hélio était là. Il se rencontrait presque tous les jours. Hélio attirait Andros au sauna lorsqu’il n’y avait personne… Hélio était là. Il était le dieu qui exigeait sa castration. Le dieu qui voulait Andros non plus s’offrant à lui « comme si » il n’avait pas ce sexe mais comme ne l’ayant pas mais le reconnaissant en son maître et amant…ne se jouant plus d’un leurre mais étant réellement ce qu’il était ; pure passivité virile :

Lorsqu’il rencontrait Hélio et que celui-ci l’attirait vers lui ce n’était que pour qu’Andros adore son sexe en le suçant et jouir seul, s’essuyant dans sa serviette sans jamais se préoccuper de la jouissance d’Andros. Andros se sentait immensément frustré mais il restait persuadé qu’Hélio répondrait à ses désirs les plus profonds lorsqu’il serait castré. Qu’Hélio l’aimerait alors vraiment…

Pourtant cette frustration entamait peut être des certitudes. Déjà le maître des cérémonies l’avait mis en garde… Hélio n’était qu’une Image de cette perfection attendue. Rien n’assurerait qu’il en soit à la hauteur … et puis d’ailleurs si Hélio était la seule cause de son désir d’être castré…

Andros s’inquiétait, doutait… Il se rendit au temple de la Déesse et comme si elle répondait à sa prière la plus intime, il rencontra un couple de Hijras avec qui il entama une discussion dès plus sérieuse…

- « Nous nous étions presque filles quand on a été initié par notre Guru, maintenant nous sommes de vraies femmes. Toi tu n’as rien d’une fille. Tu es un homme. Tu dois le rester. Tu n’es pas un appelé de Bahuchara… ».

Andros agréa à ce que les Hijras lui dirent. Il ne s’était jamais senti fille. Il était attiré par les hommes. Il n’était donc pas un homme mais pas une fille cependant ! Mais il réfléchissait… les Hijras ne sont pas seulement castrés : ils ont ni testicules, ni pénis… « Moi, je veux seulement avoir un pénis aux érections réduites à un léger battement et sentir l’homme en mon anus-vagin… devenir plus homme que je ne suis, par l’homme… ».

Il y avait là une contradiction.

« Je désire les hommes donc je ne peux être pas un homme… mais n’étant pas même une fille manquée… Voulais-je cependant un clitoris et un vagin ? » se disait-il.

Son anus était comme un vagin. C’était ce que l’initiation devait prouver. Il devrait jouir sans que … Mais cela avait-il jamais été possible en dehors de son imagination ?

Comme il était à prendre le soleil sur un rocher dans la clairière, Hélio se présenta à lui, telle une apparition. Telle son image. Il était nu comme lui-même était nu. Il bandait légèrement. Il s’approcha d’Andros allongé et écartant les jambes urina sur lui… Andros se massant avec l’urine d’Hélio bandait. « Tu bandes, ma chérie, tu vois bien que tu n’es pas une femme et pourtant je sens bien que tu vas pouvoir remplacer ma femme ! »

Andros désirait encore de cette urine régénératrice. Il se sentait fort… il était « cette » homme pour celui qui l’appelait « ma chérie ». Hélio urina une fois encore abondamment, puis il empoigna Andros, et le prenant par derrière sans aucune précaution enfonça d’une traite un vit turgescent… « ma chérie, ma chérie, tu sens… je sens ton cul qui me réclamait depuis si longtemps…Je sais ce que tu veux… » (d’une main puissante il sert les couilles d’Andros déjà ligaturées, y compresse le sexe tandis qu’il le laboure). Andros ne se sent pas aimé, son anus ne répond pas ; il est pénétré. Il n’est pas aimé. Hélio gémissant, haletant… « ma chérie ! ha ! … c’est mieux qu’une femme, ce con d’homme… » Hélio a joui. Andros a senti le jet chaud et puissant le remplir et en se masturbant lui aussi a joui. Il a joui en …Il n’est pas satisfait. Il n’est pas aimé.

- « Si t’étais castré, je crois que je pourrais te prendre pour femme… tu veux ? Je vais en parler à mes potes. Je crois connaître un cutter … » lui lance Hélio qui déjà s’en retourne.

Andros reste pantois… être castré, pour être un objet sexuel de toute la compagnie ? Et pourtant le corps d’Hélio est là en lui et il ne peut s’empêcher de penser que n’étant pas une fille, il veut un vagin, un clitoris pour être vraiment à son homme… Il est pris dans ces contradictions violentes…

Mais peut-être n-y aurait-il plus de contradiction s’il avait… Oui. Il pensait à nouveau au chirurgien qu’il avait consulté et fuit. Il se souvenait que les arrangements financiers qu’il lui avait proposé étaient corrects, que la réputation de l’homme était excellente… Il n’avait pas à se soucier du contrat qui faisait de son corps une propriété de la science, une fois l’opération réalisée, il partirait avec Hélio à l’étranger… Il n’avait pas non plus besoin de souscrire aux élucubrations du chirurgien sur le « sexe » et le « genre », il lui demanderait seulement.. « de faire avec le scrotum, en gardant les testicules, un vagin et de rétrécir le pénis pour… » C’était exactement ce qu’avait souhaité réaliser son ami le vieux philosophe, Sophon.

Il éviterait ainsi l’initiation. Il serait ainsi prêt à répondre à l’amour fou que lui inspirait, non plus peut-être Hélio mais ce que représentait son image.

Il pris contact avec le chirurgien par téléphone. Le chirurgien le traita en ami. Mon cher Andros, je suis au courant, Artémidore m’a parlé de votre décision, de la date fixée pour votre castration. Une castration rituelle. Mais en effet ce n’est pas ce que vous pouvez souhaiter de mieux. Vous devez garder intacte votre libido, votre testostérone… Vous voulez seulement pouvoir être entièrement passif, que l’homme qui vous désire ne vous demande plus, que ça soit radicalement impossible, d’inverser les rôle… et aussi, en fait d’être plus attachant, plus aimé…Alors, oui, je peux réaliser l’opération… Prenons rendez-vous avant le 23 mars… nous sommes … oui, et bien dans 3 jours…Vous devrez rester 9 jours dans ma clinique. Prenez vos dispositions. C’est entendu. A bientôt, cher Andros »

Ce même jour, après l’appel au chirurgien Andros devait rencontrer Paulus qui était eunuque. Paulus s’était fait castrer par un urologue avec une lettre de recommandation d’un psychiatre après une longue période de psychothérapie, de visites médicales. Il s’était fait castré parce qu’il avait une libido qu’il jugeait trop forte, insupportable qui l’empêchait disait-il de s’intéresser à autre chose, qu’il voulait se consacrer entièrement à sa carrière… Eunuque il était enfin calme, libéré de toute activité sexuelle. Plus d’érection, plus de désir, rien. C’est ce qu’il te faut découvrir, Andros, ce calme, cette sérénité ; enfin plus de sexualité ! »

Cela fit encore réfléchir Andros « Plus de sexualité ? C’était vraiment être mort…. » se trouva-t-il a murmurer. Lorsque Paulus lui parla d’un ami qui s’étant fait castré se faisait administré de la testostérone afin de pouvoir avoir une vie sexuelle active, Andros n’écoutait plus.

Mais ce qui l’étonna le plus c’était de ne plus envisager d’initiation, ne plus se considéré comme un futur Shaman. Qu’il avait oublié ses dons, ne pensait plus qu’à réaliser son corps de désir … des hommes… d’avoir un vagin …

Andros n’était plus lui-même. Andros… rencontrait Andrée… Elle avait été un homme. Elle n’était pas devenue une femme. Elle avait bien un « fuck hole » comme elle disait… mais le souvenir de ce qu’elle avait ressenti d’intense même avec cette bite et ces couilles qu’elle considérait alors comme encombrantes la hantait encore. Elle ne jouissait plus. Elle devait s’imaginer… encore un peu avec la prostate qui restait… S’imaginer lorsque sodomisée. Mais c’était une jouissance vide. Elle déprimait. Si elle n’avait pu garder sa profession de haut fonctionnaire elle aurait du se prostituer comme presque toutes ses congénères, sans jamais être de vraies putes ! ou faire des tentatives de suicide loupées, dérisoires… Plus homme mais certainement pas femme elle n’était rien que sa profession et l’ennui de la bête la saisissait dès qu’elle se retrouvait chez elle, avec des amis ou seul…traquée par son néant de corps charcuté…

Andros tremblait. Andros avait peur… Les Hijras l’avaient mis en garde… Hélio l’avait violé plutôt qu’ils n’avaient fait tous deux l’amour. Lui même s’était trouvé à jouir non pas de son seul anus mais en branlant son propre sexe terriblement bandant, roide comme celui d’un vrai mâle ! Il avait cependant gardé l’image en lui qui lui suggérait non plus la castration mais toute une opération…Presque l’opération qui avait détruit la vie d’Andrée … Il avait rendez vous dans 3 jours avec le chirurgien, le 23 mars il pouvait encore être castré rituellement si… Il subissait l’épreuve.

Mais ne la subissait-il aujourd’hui par ces rencontres répétées ?

Il constata encore qu’en évoquant pour lui-même sa castration, il bandait N’était-il pas décidé finalement à en rester au fantasme, à ne pas passer à l’acte, à simplement se laisser aimer par l’homme à qui il s’offrirait « comme si… »

(à suivre).



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