C'étaient les couilles de Nicolas (V)
By: luqa

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[GAY] [PENECTOMY] [TESTICLES] [NULLIFICATION]

Un jeune parisien trouve dans la soumission définitive la voie qu'il cherchait depuis longtemps.


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V

Une horrible douleur me vrillait le gland, me coupant presque la respiration. De toutes mes forces, j’essayais de me concentrer sur des pensées extérieures pour me faire débander ; peine perdue… des aiguilles profondément enfoncées dans ma chair irradiaient des ondes dont on eût dit qu’elles entretenaient la rigidité absolue de ma queue.

Le nullo avait repris son souffle. Ses yeux verts me fixèrent avec intensité, et j’eus l’impression d’une certaine complicité dans son regard. Il récupéra les vêtements qui gisaient à ses pieds, et se rhabilla.

« Bien, dit le Maître, il est temps maintenant d’y aller. » Il me tendit une gandoura marron que j’enfilai, et me fit signe de placer mes poignets derrière mon dos. J’entendis le déclic d’une paire de menottes, en même temps que se rabattait sur ma tête l’ombre d’une capuche.

« Peter, les lunetttes … »

Ce fut la nuit. On m’avait posé sur le nez une paire de lunettes si foncées que je ne distinguais plus que de vagues silhouettes qui s’agitaient devant moi. Je sentis qu’on me poussait dans le dos, et je me mis à marcher. Un déclic, le bruit d’une porte qui s’ouvre, une bouffée d’air frais que je happe goulûment, des bruits de réacteurs ; nous sommes sur le tarmac. Le grand voyage est commencé…

On me pousse sans ménagement dans ce que j’imagine être une fourgonnette. Ma tête vient heurter une paire de chaussures. Instinctivement, je commence à lécher le cuir. La pointe de la chaussure cherche ma bouche, et je me mets à la nettoyer à petits coups de langue appliquée. J’entends un grognement d’approbation.Je suis heureux comme je ne l’ai jamais été…

La voiture s’est arrêtée. Des portes claquent. Des voix parlent une langue que je ne comprends pas. Des mains me saisissent, me font remettre debout et m’entraînent vers une silhouette que je devine être celle d’une passerelle. Mais alors que je me prépare à gravir un escalier, on me pousse brutalement en avant, et je tombe sur une sorte de plan incliné. Avant d’avoir eu le temps de bien réaliser ce qui m’arrive, je sens le tapis sur lequel je me trouve se mettre en marche. Quelques secondes plus tard, me voilà de nouveau empoigné fermement. On me fait faire quelques pas, puis on m’enlève mes lunettes.

Je me trouve dans la soute d’un appareil, au milieu d’un amoncellement de caisses et de valises. Devant moi, je découvre deux militaires, des gradés apparemment, si j’en juge aux épaulettes qui ornent leur uniforme kaki. J’ai à peine le temps de noter l’extrême jeunesse de l’un d’entre eux qu’une voix m’intime de baisser les yeux.

Un déclic : mes mains se trouvent libérées. L’ombre que je devine derrière moi s’approche, et m’aide à retirer la gandoura dont on m’avait affublé. Me revoilà nu devant ces deux hommes qui doivent me dévisager . Je les entends rire, et échanger quelques phrases dans cette même langue étrange.

« Relève la tête » , m’ordonne l’un d’eux en français. C’est celui que j’avais remarqué tout à l’heure. Il semble être à peine sorti de l’enfance : je ne lui donne pas plus de quinze ans. Il est très brun, et ses yeux clairs se détachent magnifiquement sur son teint pâle.

Posément, il a commencé à défaire sa braguette.

« Approche », me dit-il.

Je m’agenouille devant lui, et ouvre la bouche pour faire ce qu’il attend de moi. Il bande un peu, et, détail assez rare pour que je le souligne, il porte un Prince Albert. J’engloutis l’ensemble, et commence à officier . Que dire sinon que j’ai vu beaucoup mieux au cours de ma longue expérience ? J’ai l’impression d’avoir entre les dents une brindille maigrichonne à la base de laquelle je cherche en vain un peu de végétation. J’ai l’impression qu’il n’a pas fait sa puberté…. Pourtant, son sexe sent le sperme : il a dû se branler il y a peu, comme tous les gamins de cet âge qui font ça trois fois par jour…. Je n’ai pas besoin de beaucoup de temps pour comprendre que sa jouissance ne tardera pas : il est trop excité par ce qu’il pense être un acte transgressif pour pouvoir se retenir longtemps. A peine vingt secondes après avoir commencé, je l’entends soupirer . C’est fait. Consciencieusement, je recueille son sperme du bout de la langue et l’avale ; il a un goût métallique assez désagréable . Pendant toute l’opération, je suis resté de marbre, et mon sexe bien tranquille dans sa prison de plastique.

Mais les festivités ne sont pas terminées, car il est évident que le collègue va lui aussi vouloir sa part. Il n’a pas cessé, pendant que j’astiquais son copain, de se masser l’entrejambe avec des soupirs suggestifs ; cela dit, ce sera sans doute une autre affaire avec lui : il est plutôt du style rustique, et cela peut être intéressant. Cela ne manque pas : à peine la braguette de l’autre reboutonnée, il me fait signe d’avancer ver lui, et se déculotte sans autre forme de procès. Il est monté comme un âne : un gland dilaté et violacé, duquel s’écoule un filet brillant, couronne une queue noueuse qui semble animée d’une vie autonome tellement elle palpite. Sans autre forme de procès, il me retourne, me fait me pencher ; ses mains empoignent mes hanches, : mon trou s’ouvre sous la poussée de la colonne qui m’empale.Le soldat pousse un long soupir et reste quelques instants au fond de moi sans bouger. Puis, très lentement, il commence à me bourrer : je sens les poils rêches de son pubis qui frottent sur mes fesses et ses couilles qui ballottent contre mon cul. Entre deux râles, il murmure des choses incompréhensibles…Je me plais à imaginer que si nous étions seuls ,il oserait peut-être me caresser. Ses va-et-vient s’accélèrent, et il jouit bruyamment, collé contre moi en un geste qui ne me semble pas hostile.

Il se retire d’un coup sec, provoquant sur mon visage une grimace de douleur.

« Redresse-toi, chien d’Européen ! » me lance alors le plus jeune, comme s’il voulait me punir de l’avoir moins apprécié que son compagnon .

Je me remets debout et me dirige vers l’endroit qu’on me désigne.

Au-delà du mur de bagages devant lequel je venais de servir de vide-couilles, un espace avait été ménagé, au centre duquel trônait une masse rectangulaire couverte d’un drap noir.

Le jeune soldat releva l’un des coins du tissu, découvrant les barreaux d’une cage qui ne devait pas mesurer plus d’un mètre cinquante de côté. Déverrouillant le cadenas qui en fermait la porte, il fit pivoter cette dernière sur ses gonds…. Au centre de la plaque qui constituait le sol de ma future prison, était fiché un plot métallique de dimension impressionnante.

Le second soldat s’était à son tour avancé, tenant entre ses mains une sorte de harnais .M’ouvrant la bouche, il y introduisit un tube cylindrique qui m’empêchait de refermer les mâchoires et fixa derrière ma tête les lanières qui maintenaient l’ensemble en place.

« Ecoute bien ce que je vais te dire maintenant, chien d’étranger » reprit le plus jeune , un mince sourire sur les lèvres. « Tu vas entrer là-dedans, et tu vas t’asseoir sur le plug . D’après ce que j’ai cru comprendre, tu aimes les gros calibres… Eh bien tu vas être servi ! Donne un peu ta chatte que je la mouille…»

Je me mis à quatre pattes et tendis mon cul. Ouvrant un pot de graisse, le soldat m’en enduisit largement la rondelle. Des mains me firent alors entrer à reculons dans le réduit, et me positionnèrent sur la pointe du plug. Mon cul s’ouvrit sous la poussée et je ne pus réprimer un cri de jouissance en sentant le cylindre de métal se frayer lentement un chemin à l’intérieur de moi. Quelques instant plus tard, j’étais assis presque confortablement dans la position qu’on avait exigée de moi.

Les deux soldats m’attachèrent alors solidement les chevilles et les poignets à des lanières disposées à cet effet sur les côtés de la cage. Ainsi harnaché, j’étais pour lors totalement immobilisé.

Puis le jeune sortit de sa poche une bouteille de poppers, et à mon grand étonnement, me la plaça sous les narines. Sans chercher à comprendre le pourquoi de cette soudaine sollicitude, j’aspirai goulûment de larges bouffées, et entrai dans un monde de plaisir.

J’étais trop concentré sur les battements désordonnés de mon cœur pour prêter une véritable attention à ce qui se passait autour de moi. J’aurais dû voir l’un de mes deux bienfaiteurs appuyer sur un interrupteur situé juste à côté de la cage ; j’aurais dû entendre le bourdonnement qui s’ensuivait. Quand je compris qu’il se passait quelque chose à l’intérieur de moi, il était trop tard : je sentis une boule grossir dans mon intestin, devenir gênante, véritablement douloureuse, puis insupportable… Je commençai à gémir, et à me tortiller ; mais chacun de mes mouvements accentuait ma souffrance, et je me résignai, après de longues minutes de torture, à rester immobile, dans l’espoir que les élancements de mon intestin distendu finiraient par s’apaiser.

Les deux soldats avaient refermé la porte de ma cage, rabattu sur elle le drap noir. J’étais seul avec ma douleur et l’envie terrible d’expulser cet intrus qui s’était installé dans mon cul.

Les réacteurs de l’avion commencèrent à siffler, et je sentis l’appareil se mettre en mouvement. Quelques instants plus tard, j’avais quitté définitivement le sol de mon pays et volais vers une destination inconnue.

Les vibrations produites par le décollage avaient été profondément douloureuses, et il me fallut un long moment après que l’appareil se fût stabilisé en l’air pour reprendre un peu mes esprits.

C’est alors que j’eus la certitude que je n’étais pas seul dans la cage : à quelques centimètres de moi, invisible bien sûr, mais certaine, je sentais une présence humaine : cette –ou ces – créatures restaient complètement silencieuses, mais je percevais assez nettement le bruit d’une ou deux respirations, et je fus vite persuadé qu’il s’agissait d’esclaves comme moi, achetés sans doute par le même réseau moyen-oriental, et qui devaient être eux aussi rivés au sol par le même instrument de torture que le mien.

Etant donné la façon dont mes poignets étaient attachés, je n’avais aucun moyen d’entrer en communication avec mes compagnons d’infortune : impossible par exemple d’atteindre discrètement avec mes doigts les barreaux de la cage voisine. La seule solution était d’essayer de les appeler, en espérant que nos tortionnaires aient abandonné la soute au moment du décollage…

Evidemment, avec ce que j’avais dans la bouche, ça n’allait pas être facile…

Je lançai un premier grognement, puis un deuxième, sans résultat. Au troisième, on me répondit :

« WWW ….»

Je n’étais guère plus avancé. La douleur qui me déchirait le bas-ventre, irradiant dans tout mon corps, m’empêchait de me concentrer comme je l’aurais voulu. Il fallait à toute force pourtant que je maintienne le contact avec l’inconnu. La seule possibilité qui s’offrait à moi était de lui faire comprendre le code que j’allais utiliser, le plus simple qui soit, qui consisterait à faire correspondre à chaque lettre un nombre de bruits correspondant à son rang dans l’alphabet.

Je commençai donc à épeler mon prénom : 13 grognements pour N, 9 pour I, 3 pour C. Et je recommençai, jusqu’à ce qu’il ait compris ; c’était épuisant, mais mes efforts finirent par être couronnés de succès, puisqu’il me répondit, de la même manière, qu’il s’appelait Dan.

Tout n’était plus dès lors qu’une question de patience. Et, lentement, laborieusement, nous commençâmes, chacun de son côté, à faire sortir l’autre de l’ombre.

Il était apparemment embarqué dans cette aventure contre son gré, puisque tous les grognements qu’il émettait formaient sans cesse le même mot : « au secours » . Il me fallut de longues minutes, et beaucoup d’efforts pour arriver à lui faire dire autre chose. Quand il eut compris que je pouvais rien pour l’aider, il sembla se calmer un peu. Je finis par apprendre qu’il avait 27 ans ; mais je ne m’expliquai pas tout d’abord ce mot qu’il répétait de façon obsessive : « entier » , avant de me dire qu’il me demandait peut-être si j’avais été coupé, ou si j’étais encore intact ; à moins encore qu’il fasse allusion à son propre corps… Je lui répondis donc que j’étais encore entier.

« Moi bite off » fut la réponse qui m’arriva après quelques minutes.

Cela commençait à devenir intéressant…

« Quand ?

- Un mois dur

- Mal ?

- Non kif une meuf

- Hétéro ?

- a fond

- Moi pd

- Pas mon truc

- Pourquoi ici ?

- Vendu

- maso ?

- a fond

- pourquoi SOS alors ?

- Vendu a pd

- Pourquoi ?

- Maîtresse fâchée

Et le dialogue continua laborieusement. Mot après mot, je reconstruisis peu à peu l’histoire de Dan. Après un mariage qui s’était assez vite terminé – sa femme supportant mal son irrépressible appétit sexuel-, il avait commencé à traîner sur Internet en baisant à droite et à gauche toutes les chattes en mal de ramonage, jusqu’au jour où l’une des filles qu’il avait levées lui avait fait découvrir les plaisirs du SM. Il y avait trouvé sa voie, passant de dominatrice en dominatrice, et se faisant dans son pays une solide réputation de soumis. Il était tombé un soir sur une femme particulièrement convaincante, et il avait fini par conclure avec elle un contrat d’esclavage définitif. Pendant trois ans, il avait été utilisé comme objet, acceptant les pires sévices dans l’espoir de se voir attribuer de temps en temps la récompense suprême ; servir d’étalon, pendant des nuits entières, à la maîtresse et à ses amies. Mais, incapable de résister à la tentation, il avait commis une faute, en se laissant allumer par sa fille , une petite pute de quatorze ans qui lui tournait autour depuis des mois . Surpris en pleine action , il avait été immédiatement puni de la manière la plus radicale qui soit : sa maîtresse l’avait conduit chez un chirurgien de ses amis, qui avait aussitôt amputé le pénis incriminé. Trouvant finalement peu à son goût la présence chez elle d’un esclave inapte à l’honorer, elle s’en était finalement débarrassée en le vendant au réseau auquel je m’étais livré, en sachant parfaitement - ultime cruauté- qu’il était en majorité constitué d’éléments gay, et que l’adaptation de Dan n’y serait que plus difficile…

Un changement dans le régime des moteurs mit fin à notre échange :l’avion était en train d’amorcer sa descente. Entendant du bruit au fond de la soute, je jugeai plus prudent de reprendre une attitude plus conforme à ce que mes tortionnaires attendaient de moi. Je tournais et retournais dans ma tête ces informations que m’avait apprises Dan : un hétéro pur et dur, mais privé de sa bite parce qu’il aimait trop baiser, et lâché au milieu d’un harem gay, cela allait certainement donner lieu à des situations intéressantes. J’espérais simplement que son physique serait à la hauteur de mon phantasme…

Pour l’heure, il n’était pas question de plaisanter : le pieu qui me transperçait le ventre se rappelait à mon souvenir de façon particulièrement aiguë, et j’avais de plus en plus de mal à oublier la boule de feu qui me distendait les intestins.

Des pas se firent entendre dans le compartiment qui abritait nos cages . On souleva le drap qui les recouvrait. Je reconnus le plus jeune des soldats. Il se planta devant moi et m’adressa dans sa langue ce que j’interprétai comme des insultes, vu l’air mauvais avec lequel il me dévisageait. Je n’osai pas soutenir son regard, redoutant qu’il augmente encore la pression du plug sur lequel j’étais embroché. Mais ce fut tout le contraire qui se produisit : appuyant sur l’une des touches de l’interrupteur, il ramena l’objet à sa dimension initiale, provoquant en moi une vague de soulagement délicieuse.

« Nous allons atterrir, et vos cages vont être déchargées », me lança-t-il « Inutile de te dire que toute tentative de communication avec les employés du fret serait immédiatement punie de la manière la plus violente. Compris ? »

J’inclinai la tête en signe d’acquiescement. Satisfait sans doute de ma réaction, il s’éloigna un peu pour s’attacher sur son siège en vue de l’atterrissage.

Je coulai discrètement un œil vers la cage voisine, espérant voir à quoi ressemblait Dan ; mais une plaque de tôle empêchait toute communication visuelle entre nos deux prisons.

Une secousse assez violente me fit comprendre que l’appareil venait de toucher terre. Après quelques minutes de roulage, ses moteurs s’immobilisèrent. Nous y étions.

Je ne pouvais m’empêcher de penser que j’étais désormais tout proche de l’accomplissement de mon destin, et l’excitation que je ressentais se manifesta aussitôt par une tentative de ma pauvre queue de se redresser dans sa prison, vite réprimée hélas par les pointes acérées qui la firent se rétracter dès que son volume eut dépassé ce que les maîtres avaient décidé comme convenable à un esclave… Là encore, je n’avais pas réalisé, dans mon inconscience d’alors , que jamais plus dans tout le temps qui me restait à porter entre les jambes des organes masculins, je ne pourrais avoir d’érection qui ne se fasse sous le regard d’une ou plusieurs personnes… Dans la solitude de ma prison, quelle qu’elle fût, toute tentative de stimulation se solderait invariablement par du sang et beaucoup de déplaisir…

La porte de la soute, manœuvrée par le jeune soldat, s’ouvrit sur un rectangle de ciel bleu. On entendit un bruit une sorte de ronronnement, et une silhouette , puis une seconde, se profilèrent dans l ‘encadrement de la porte. C’étaient vraisemblablement les employés du fret. Ils tournèrent autour de nos cages, absolument pas étonnés apparemment d’y voir des hommes nus, rasés, enchaînés et bâillonnés, et commencèrent à discuter de manière animée. Le jeune soldat leur désigna du menton une sorte de treuil, ce qui parut les satisfaire. Quelques minutes plus tard, les quatre cages descendaient sagement la pente d’un tapis roulant qui les mena sur le tarmac, où on les abandonna au milieu de l’agitation de l’aéroport.

J’étais absolument stupéfait : comment personne pouvait-il ne pas réagir à ce spectacle peu commun ? Nous étions quand même des êtres humains, entreposés là comme des marchandises, dans l’indifférence générale… Et pourtant le fait était bien là : autour de nous, les employés et les techniciens vaquaient à leurs occupations, sans nous prêter la moindre attention !

Je ne sais pas combien de temps on nous laissa là ; toujours est-il que le soleil commençait à taper dur sur ma peau nue quand un homme en treillis bleu s’approcha du groupe des cages avec un jet d’eau dont il nous arrosa généreusement. Le souffle coupé par le contact de l’eau glacée, j’eus du mal à reprendre ma respiration. Je dois dire pour être tout à fait honnête que je profitai lâchement du courant d’eau pour me soulager en douce et vider une vessie qui patientait depuis la veille au soir. J’aurais bien aimé également me soulager d’autre chose, mais pour cela, je n’avais pas pour le moment de solution …

Comme par un fait exprès (mais plus j’y pense et plus je me dis maintenant que tout ceci faisait partie d’un plan particulièrement bien préparé), c’est au moment où nous étions encore tout mouillés que la suite des événements se précipita : de nouveau une grue qui transporte les cages, cette fois dans un camion, où, bien entendu elles étaient disposées de manière à interdire toute communication, et un trajet qui ne me sembla pas trop long ; le camion était évidemment réfrigéré, et tout le monde claquait des dents lorsque on nous sortit enfin des cages. Complètement engourdi par plus de quinze heures d’immobilité, j’avais beaucoup de mal à me tenir debout, et il fallut que l’on me porte pour me faire descendre du camion.

Nous nous trouvions au milieu d’une grande cour pavée, entourée de tous côtés de hauts murs crénelés. Devant nous, vêtu de noir, un homme brun attendait, les jambes écartées et une badine à la main. Il était encadré de deux gardes en armes, dont les mines patibulaires auraient de toute façon découragé les tentatives les plus audacieuses.

« Garde à vous ! Devant moi, jambes écartées , mains derrière le dos ! » nous ordonna-t-il

Nous nous alignâmes comme il le demandait. Et les explications commencèrent.

« Pas besoin de vous rappeler ce pourquoi vous êtes ici :vous avez tous signé un contrat qui nous donne tous les droits sur vous, et nous entendons bien exercer ces droits dans leur intégralité. Le premier d’entre eux concerne évidemment ce que vous avez entre les jambes . Que vous soyez encore entiers ou déjà coupés, l’intégralité de votre paquet sera conservée ici, pour nos archives…

Les deux qui sont entiers, mettez vous sur le côté… »

Je m’avançai à l’endroit qu’on me désignait, suivi d’un type blond d’une quarantaine d’années , assez trapu et musculeux. Ses organes étaient également prisonniers d’une coque transparente au-dessus de laquelle était tatoué un code-barres similaire au mien. Son regard pétillait d’intelligence, et même sans échanger un mot, je sus tout de suite que je m’en ferais un ami, si l’occasion m’était donnée de le côtoyer.

De la place qu’on m’avait assignée, je voyais parfaitement les deux autres, et en particulier Dan, dont j’avais tout à l’heure essayé vainement de découvrir le visage. C’était un petit brun râblé, qui avait dû être assez poilu dans son autre vie ; sans être vraiment beau, son visage était sympathique .

Il ne faisait rien pour dissimuler son extrême nervosité, jetant à droite et à gauche des regards effarés : on voyait bien que contrairement à nous autres, il n’était pas là de son propre chef.

Il n’avait pas menti : en bas d’un pubis complètement lisse, à l’exception d’un cicatrice rosâtre, pendaient deux testicules, complètement inutiles désormais, et dont l’activité intacte devait le torturer cruellement, comme il me l’avait fait comprendre. L’un des soldats qui nous avaient accompagnés lors de notre transfert dans le camion s’avança, et remit à l’homme en noir un bocal, que ce dernier considéra avec satisfaction :

« Et voici la pièce manquante… Beau morceau, pour une lope… quand on a une bite de cette taille, c’est vraiment stupide de se la faire couper… » Et, se tournant vers nous, il nous présenta l’objet : dans un liquide vaguement jaunâtre, le gland lesté d’un gros anneau qui le maintenait vertical, flottait un cylindre d’une quinzaine de centimètres, qui avait été le pénis de Dan.

Le mien s’était dressé dans sa cage de plastique, comme indifférent à l’infernale brûlure qui, immédiatement, avait recommencé, et je sentais sa chair déjà tuméfiée céder lentement sous la pression des aiguilles. Le sang se remit à couler le long de mes cuisses, mais j’ étais incapable du moindre contrôle sur cette partie de mon corps…

Après Dan, ce fut le tour du dernier de mes compagnons de voyage ; il s’agissait d’un tout jeune homme, qui pouvait peut-être avoir quatorze ou quinze ans au maximum, et qui avait dû être castré avant sa puberté, puisque son pénis semblait à peine aussi gros que celui d’un garçonnet, et que sa stature fluette évoquait plutôt celle des préadolescents. Comme pour Dan, on remit à l’homme en noir un bocal, dont je suppose qu’il devait contenir les testicules du jeune eunuque.

Sur un signe du chef, l’eunuque s’avança vers lui et lui présenta son bas-ventre, qui fit l’objet d’un examen particulier. Prenant entre ses doigts le sexe atrophié , l’homme le tritura en tous sens, amenant une grimace de douleur sur le visage de sa victime, puis se retournant vers ses deux gardes du corps, il leur fit une remarque qui les fit éclater d’un rire gras.

Satisfait de son examen, il renvoya d’un signe de tête le jeune esclave à sa place, et reprit ses explications :

« Vous allez être maintenant transférés dans la partie du domaine qui correspond au contrat que vous avez signé. Cette section est repérée sur vos pubis par les codes-barres qui y ont été tatoués, et qui vous serviront de passe pour pouvoir éventuellement circuler d’une zone à une autre. Il vous est absolument interdit de quitter un secteur sans vous présenter devant le lecteur optique qui marque son début ou sa fin : vous déclencheriez immédiatement une alarme qui vous exposerait à de très sévères sanctions.

Sauf pour répondre à des questions qui vous seraient posées par les Maîtres, que vous reconnaîtrez facilement à leur uniforme noir, vous n’avez pas le droit de parler à qui que ce soit, et surtout pas entre vous. Et n’imaginez surtout pas que parce qu’il n’y aurait personne dans les parages pour vous contrôler, vous pourriez tourner cette interdiction : vous êtes en permanence filmés dans tous vos mouvements, où que vous vous trouviez… Est-ce bien clair ? »

« - Oui Monsieur, c’est clair. » Comme si chacun d’entre nous avait compris qu’il valait mieux ne pas contrarier le Maître en ces premiers moments de notre servitude, nous avions répondu avec un bel ensemble qui parut le satisfaire.

Il fit un signe à l’un de ses gardes du corps, qui dirigea sur chacun de nos codes-barres un pistolet à lecture laser ; à mon grand dépit, je me trouvai séparé de Dan et du type blond, qui furent enchaînés ensemble et que je vis s’éloigner en direction d’une grosse porte métallique.Tous mes espoirs s’étaient encore une fois dissipés ; aurais-je dans les jours ou semaines qui venaient l’occasion de les retrouver à l’intérieur du domaine ? Rien n’était moins sûr, puisque ces hommes qui allaient désormais organiser le moindre instant de ma vie paraissaient doués de sens supplémentaires qui les faisaient à chaque fois choisir pour mon destin le contraire de ce que j’aurais souhaité…

Pour l’heure, il allait falloir faire équipe avec le jeune eunuque. On riva autour de l’une de nos chevilles un anneau métallique, qui fut relié à l’autre par une chaîne . Sur un signe de l’un des gardes, nous nous dirigeâmes vers une porte située à l’opposé de celle par laquelle avaient disparu mes deux compagnons. Elle se referma sur nous avec un bruit sourd.

(à suivre)



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