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Le même soir, juste au moment où jallais me coucher, le téléphone sonna. Au bout du fil, une voix grave que je ne connaissais pas. « Jappelle de la part de lagence. Avez-vous bien reçu la série de photos ? » Devant ma réponse affirmative, il reprit : « Votre candidature nous intéresse. Etes-vous toujours décidé à nous rejoindre ? » Mon cur sétait emballé, et javais du mal à réprimer le tremblement qui sétait emparé de tout mon corps. La gorge serrée, je répondis encore une fois que oui. « Cest tout ce que nous voulions savoir. Nous vous recontacterons. » Et il raccrocha, me laissant dans un état de frustration difficile à décrire, même si je me rendais parfaitement compte quil faisait partie dune stratégie destinée à me rendre fou dimpatience. Deux jours après, je reçus la troisième enveloppe. Seule la présence dans lascenseur de ma vieille voisine me retint de louvrir avant dêtre arrivé chez moi. Elle ne contenait que deux clichés. Sur le premier, le beau brun était allongé sur une table dopération, les deux pieds calés dans des étriers. Entre ses jambes ouvertes, deux mains gantées de latex saffairaient ; lune tenait fermement le pénis que lautre était en train de sectionner à la base, au scalpel... Lorgane nétait plus rattaché au corps que par une étroite bande de peau sanguinolente. La deuxième photographie avait dû être prise quelques mois après lopération . Le jeune homme (comment devais-je le nommer désormais ?) posait souriant, face à lobjectif, allongé sur un sofa. On avait laissé repousser ses poils pubiens, qui formaient un épais triangle dont la pointe aboutissait à un petit orifice rosâtre situé un peu en avant de lanus... Totalement fasciné par ce que je voyais, je métais assis dans le hall de mon appartement. Je bandais comme un malade, incapable de détacher les yeux de ces quelques centimètres carrés de papier glacé. Des fous furieux.... Jallais me livrer à une bande de fous, qui allaient se livrer sur moi à une boucherie que jappelais pourtant de tous mes vux. Jétais terrorisé, mais cette horreur qui menvahissait était délicieuse. Je déboutonnai fébrilement la ceinture de mon jean pour libérer ma bite qui semblait animée dune vie indépendante tellement elle palpitait. A peine à lair libre, elle laissa échapper un flot de sperme qui me sembla ne jamais devoir sarrêter. Encore une fois était-ce un signe de mon destin ? javais joui sans même avoir à me donner la moindre caresse... Comme il fallait sy attendre, ce paroxysme fut suivi du silence radio habituel ; je my attendais, et ne minquiétai donc pas de voir passer les semaines sans recevoir dautres nouvelles de mes mystérieux correspondants. Javais repris la routine de mes rendez-vous bihebdomadaires avec Christian : je suçais, me faisais besogner régulièrement par mon Maître ou les amis auxquels il me prêtait régulièrement ; jarrivais même à prendre du plaisir de temps en temps, mais dune manière générale jétais déjà ailleurs... Lappel se produisit en plein milieu dune nuit de mars. Réveillé en sursaut, je mapprêtais à agonir dinjure le malheureux qui sétait permis dinterrompre mon sommeil, mais ma première protestation sétrangla dans ma gorge quand je reconnus la voix qui mavait appelé la fois précédente. « Nous voudrions savoir où en sont vos motivations... » énonça simplement mon interlocuteur. « Mon désir le plus fort est de vous servir quoiquil men coûte, Maître... » Sans y réfléchir le moins du monde, javais pris une voix soumise, pou proférer cette énormité, comme si cétait la chose la plus naturelle qui soit. Le ton de mon interlocuteur changea immédiatement. « As-tu bien compris quil ne sagit en rien dune plaisanterie, et que si tu nous rejoins, tu devras au minimum nous donner tes couilles, et même très vraisemblablement ta bite ? » Dans un souffle, je répondis que je le savais, et que jy étais prêt. Mon correspondant me donna alors, dun ton qui nadmettait aucune question, les instructions auxquelles javais un mois pour me conformer. Je devais me débarrasser de tout ce que je possédais, quitter mon travail, solder mon compte en banque, bref couper tous les liens qui me rattachaient au monde normal, en ne conservant que mon passeport. Quand je serais prêt, je devais appeler un numéro quil me laissa ; on me donnerait alors les dernières consignes qui précéderaient mon départ. Est-il besoin de dire que je ne fermai pas lil de la nuit ? Dès le début de la matinée, je me rendis chez Christian à qui je racontai ces derniers événements. Je crois que javais quand même besoin de me faire rassurer quant à mon entreprise, et mon ami fut parfait, comme à son ordinaire . Quand je ressortis de chez lui, une heure plus tard, mes derniers doutes étaient envolés, et cest plein dassurance que je posai dans la foulée les premiers jalons de ma disparition : je pris pour le lendemain un rendez-vous avec un agent immobilier pour la vente de mon appartement, et remis laprès-midi même ma démission à mon chef de service, qui laccueillit dailleurs avec la plus parfaite indifférence Je neus pas le loisir de trop penser à mon futur dans les jours qui suivirent, tellement jeus limpression dêtre emporté dans un tourbillon que je maîtrisais plus ; ce nest pas aussi simple quon pourrait le croire de couper les ponts avec tout ce qui a fait une vie : on vous presse de questions quil est parfois difficile déluder, on rencontre toujours une bonne âme qui tente de vous persuader que vous faites fausse route bref, il me fallut toute la détermination du monde pour résister aux pressions de toutes sortes dont je fus lobjet durant quelques semaines. Arriva enfin le moment où tout fut réglé : javais vendu lappartement à perte, évidemment, puisque lagent immobilier avait parfaitement perçu mon impatience de men défaire et quil en avait honteusement profité , métais débarrassé de mes meubles et de tous mes effets personnels, javais placé largent qui me restait sur un compte dépargne sans savoir si jaurais encore un jour la possibilité de le récupérer, javais un passeport tout neuf . Un soir de mai, je décidai donc dappeler le numéro que javais précieusement conservé, pour dire que jétais prêt. Cest le même homme que la fois précédente qui décrocha ; il me reconnut parfaitement, et, sans perdre de temps, il me donna donc les instructions concernant mon départ : j avais rendez-vous le surlendemain à 22 heures sur le quai des RER pour laéroport de Roissy, où lon « me prendrait en charge ». Je devais me présenter sans aucun bagage, juste muni de mon passeport. Tout mon corps, à lexception de mes sourcils et de mes cils, devait être intégralement rasé. A peine eut-il raccroché que jappelai Christian. Il neut besoin que dentendre le son de ma voix pour comprendre ce qui marrivait. Il mordonna de passer chez lui sans attendre. Jétais trop sonné pour opposer la moindre résistance, et très honnêtement, si nerveux que je naurais certainement fait que des bêtises si jétais resté seul. Je me retrouvai donc dans son salon une heure plus tard, en train dexposer le dernier épisode de mon aventure à un Christian comme toujours concentré et prévenant. Il trouva les mots quil fallait pour me rassurer, évidement, et me proposa ce qui ne sétait jamais produit depuis le début de notre relation- de passer la nuit avec lui. Trop angoissé pour supporter lidée de me retrouver entre les quatre murs de mon appartement vide, jacceptai et me retrouvai finalement au fond de son lit, fermement enserré entre deux bras protecteurs. Quand il sentit ma respiration se faire plus calme, il commença à me caresser légèrement la poitrine, en sattardant sur la pointe de mes tétons que je sentis durcir sous la stimulation. Les cercles que dessinaient ses doigts sur ma peau sélargirent peu à peu, pour atteindre mon bas-ventre. Je tressaillis quand je les sentis se poser sur mes couilles et commencer à les malaxer doucement, et me laissai envahir par la sensation qui montait en moi en même temps que je sentais mon sexe durcir. Je mabandonnais en fermant les yeux, savourant chaque instant dun plaisir dautant plus précieux que jamais Christian ne mavait prodigué de pareilles faveurs. Quand je sentis ses lèvres se poser sur mon gland et lengloutir progressivement, je poussai un rugissement qui dut sentendre dans lensemble de limmeuble. Christian sactivait sur ma queue avec une énergie savante, arrachant des ondes de plaisir à la moindre parcelle de ma peau. Je savais que je ne pourrais pas résister bien longtemps au torrent qui inexorablement me submergeait. Quand je sentis ses doigts se frayer un chemin à lintérieur de mon cul, cen fut trop : jexplosai dans sa bouche en jets puissants, une jouissance sans doute décuplée par la forme complètement inattendue qu elle avait prise. Jamais, au grand jamais, je ne me serais attendu à pareil traitement de la part que quelquun dont je connaissais les penchants exclusivement dominateurs. Comme je men étonnais doucement auprès de lui après avoir repris quelque peu mes esprits, il me répondit en souriant que cela faisait partie des « cadeaux dadieu » dont il tenait absolument à me gratifier avant notre séparation. Quand je repense aujourdhui à cette soirée et à celle qui suivit, jai le cur un peu serré : ques-tu devenu depuis que je suis parti ? Tarrive-t-il encore quelquefois de penser à moi ? Navais-je pas trouvé une forme déquilibre dans cette relation qui sétait établie entre nous, malgré le sentiment de frustration qui semparait à certains moments de moi ? La nuit se termina aussi tendrement quelle avait commencé. Christian insista pour que je passe la journée chez lui, préoccupé apparemment à lidée de me laisser livré à moi-même pendant cette avant dernière journée. Je refusai cependant, et prétextai des démarches de dernière minute pour méclipser, sans me voir toutefois fermement prié de revenir avant le début de la soirée . Il me restait à vider mon appartement des quelques traces de moi qui y restaient encore, et cest ce à quoi je memployai une grande partie de la journée. Pour ma dernière nuit à Paris, deux possibilités soffraient à moi : soit dormir à lhôtel, soit revenir chez mon mentor, avec bien sûr le risque dêtre, comme la nuit précédente, submergé par un déluge de sentiments contradictoires Cest pourtant cette solution que je choisis, et je me retrouvai donc une seconde fois face à Christian, qui semblait particulièrement heureux de me voir à ses côtés. La soirée commença dans un petit restaurant de Montmartre, où il minvita avant de memmener prendre un verre dans un bar cuir que nous avions parfois lhabitude de fréquenter tous les deux. Je nosai pas refuser, de peur de le froisser, mais il ny avait pas besoin dêtre grand clerc pour se rendre compte que les simagrées de la plupart des clients minsupportaient désormais : je voyais la part de frustration et de mensonges qui se cachait derrière chacun des visages qui mentouraient, et, un peu orgueilleusement, je me sentais bien supérieur à eux : moi, au moins, je mapprêtais à aller jusquau bout de mon phantasme, au lieu de men tenir à de pitoyables simulations De retour à lappartement, Christian recommença à soccuper de moi avec la même sollicitude que la veille : dabord un peu réticent je me demandais sil nallait pas finir par me jouer la grande scène de la révélation amoureuse, ce qui à lépoque maurait mis dans un embarras indescriptible, je me laissai finalement faire : après tout, une jouissance qui serait peut-être lune des dernières de ma vie dhomme ne pouvait pas décemment se refuser. Et le cercle du plaisir recommença. Flottant sur un nuage béat, je me laissais faire, savourant chacune des caresses que me prodiguait celui qui avait été mon Maître. Brusquement, il sarrêta, me regarda de ses yeux rieurs et, sallongeant sur le dos, mattira à lui en disant « Viens ». Il me fallut quelques secondes pour réaliser ce quil attendait de moi, avant que se dissipent les brumes de mon cerveau quand je le vis écarter les cuisses et commencer à se masser lanus. « - Allons, viens ! ne me dis pas que tu nen as jamais eu envie Tu nas jamais songé, quand je te torturais, à me faire payer les humiliations que je timposais en me traitant à ton tour comme un simple trou ? Tu serais bien le premier Toutes les merdes de ton genre rêvent denculer leur maître, pourquoi ferais-tu exception ? Et puis noublie pas quaprès-demain, tu nauras peut-être plus rien entre les jambes ; ça ne te tente pas de goûter une dernière fois au plaisir de baiser ? » Piqué au vif par son ton ironique, je regardai ma queue : elle navait pas attendu, elle, linvitation pour faire comprendre ce quelle voulait : agitée de pulsations incontrôlables, elle laissait échapper un écoulement continu qui avait provoqué une petite mare sur le drap Je mis les jambes de Christian sur mes épaules, et mallongeai sur lui. Sa rondelle résista dabord un peu, puis souvrit pour maccueillir. Je sentis une chaleur délicieuse irradier dans mon bas ventre, et commençai à aller et venir dans le cul qui soffrait à moi. Je ne crois pas avoir dans ma vie ressenti de pareil plaisir Toute faculté de réflexion mavait abandonné : je nétais plus que ces quelques centimètres carrés de peau au bord de lexplosion, qui cherchaient avidement à senfoncer toujours plus loin. Autour du pieu qui le transperçait, Christian semblait lui aussi apprécier lexercice : il ondulait sous mes coups de boutoir, accompagnant mes gémissements, et la vue de ce mâle poilu complètement abandonné décuplait mes sensations. Je ne tardai pas à ressentir, au creux des reins, le chatouillement annonciateur de la jouissance. Elle fut fulgurante, totale, définitive Christian , quelques instants après moi, explosa à son tour, laissant échapper des flots de sperme qui minondèrent le torse. Il mavoua quelques minutes plus tard que le fait de sêtre fait enculer par une bite quon allait couper lavait excité au plus haut point. (à suivre) |