C'étaient les couilles de Nicolas (2)
By: luqa

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Nicolas, un jeune parisien qui cherche sa voie, la trouve dans un parcours de soumission


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Le même soir, juste au moment où j’allais me coucher, le téléphone sonna. Au bout du fil, une voix grave que je ne connaissais pas.
« J’appelle de la part de l’agence. Avez-vous bien reçu la série de photos ? »
Devant ma réponse affirmative, il reprit :
« Votre candidature nous intéresse. Etes-vous toujours décidé à nous rejoindre ? »
Mon cœur s’était emballé, et j’avais du mal à réprimer le tremblement qui s’était emparé de tout mon corps. La gorge serrée, je répondis encore une fois que oui.
« C’est tout ce que nous voulions savoir. Nous vous recontacterons. » Et il raccrocha, me laissant dans un état de frustration difficile à décrire, même si je me rendais parfaitement compte qu’il faisait partie d’une stratégie destinée à me rendre fou d’impatience.
Deux jours après, je reçus la troisième enveloppe. Seule la présence dans l’ascenseur de ma vieille voisine me retint de l’ouvrir avant d’être arrivé chez moi.
Elle ne contenait que deux clichés. Sur le premier, le beau brun était allongé sur une table d’opération, les deux pieds calés dans des étriers. Entre ses jambes ouvertes, deux mains gantées de latex s’affairaient ; l’une tenait fermement le pénis que l’autre était en train de sectionner à la base, au scalpel... L’organe n’était plus rattaché au corps que par une étroite bande de peau sanguinolente. La deuxième photographie avait dû être prise quelques mois après l’opération . Le jeune homme (comment devais-je le nommer désormais ?) posait souriant, face à l’objectif, allongé sur un sofa. On avait laissé repousser ses poils pubiens, qui formaient un épais triangle dont la pointe aboutissait à un petit orifice rosâtre situé un peu en avant de l’anus...
Totalement fasciné par ce que je voyais, je m’étais assis dans le hall de mon appartement. Je bandais comme un malade, incapable de détacher les yeux de ces quelques centimètres carrés de papier glacé. Des fous furieux.... J’allais me livrer à une bande de fous, qui allaient se livrer sur moi à une boucherie que j’appelais pourtant de tous mes vœux. J’étais terrorisé, mais cette horreur qui m’envahissait était délicieuse. Je déboutonnai fébrilement la ceinture de mon jean pour libérer ma bite qui semblait animée d’une vie indépendante tellement elle palpitait. A peine à l’air libre, elle laissa échapper un flot de sperme qui me sembla ne jamais devoir s’arrêter. Encore une fois – était-ce un signe de mon destin ? – j’avais joui sans même avoir à me donner la moindre caresse...
Comme il fallait s’y attendre, ce paroxysme fut suivi du silence radio habituel ; je m’y attendais, et ne m’inquiétai donc pas de voir passer les semaines sans recevoir d’autres nouvelles de mes mystérieux correspondants. J’avais repris la routine de mes rendez-vous bihebdomadaires avec Christian : je suçais, me faisais besogner régulièrement par mon Maître ou les amis auxquels il me prêtait régulièrement ; j’arrivais même à prendre du plaisir de temps en temps, mais d’une manière générale j’étais déjà ailleurs...
L’appel se produisit en plein milieu d’une nuit de mars. Réveillé en sursaut, je m’apprêtais à agonir d’injure le malheureux qui s’était permis d’interrompre mon sommeil, mais ma première protestation s’étrangla dans ma gorge quand je reconnus la voix qui m’avait appelé la fois précédente.
« Nous voudrions savoir où en sont vos motivations... » énonça simplement mon interlocuteur.
« Mon désir le plus fort est de vous servir quoiqu’il m’en coûte, Maître... » Sans y réfléchir le moins du monde, j’avais pris une voix soumise, pou proférer cette énormité, comme si c’était la chose la plus naturelle qui soit.
Le ton de mon interlocuteur changea immédiatement.
« As-tu bien compris qu’il ne s’agit en rien d’une plaisanterie, et que si tu nous rejoins, tu devras au minimum nous donner tes couilles, et même très vraisemblablement ta bite ? »
Dans un souffle, je répondis que je le savais, et que j’y étais prêt.
Mon correspondant me donna alors, d’un ton qui n’admettait aucune question, les instructions auxquelles j’avais un mois pour me conformer. Je devais me débarrasser de tout ce que je possédais, quitter mon travail, solder mon compte en banque, bref couper tous les liens qui me rattachaient au monde normal, en ne conservant que mon passeport. Quand je serais prêt, je devais appeler un numéro qu’il me laissa ; on me donnerait alors les dernières consignes qui précéderaient mon départ.
Est-il besoin de dire que je ne fermai pas l’œil de la nuit ?
Dès le début de la matinée, je me rendis chez Christian à qui je racontai ces derniers événements. Je crois que j’avais quand même besoin de me faire rassurer quant à mon entreprise, et mon ami fut parfait, comme à son ordinaire . Quand je ressortis de chez lui, une heure plus tard, mes derniers doutes étaient envolés, et c’est plein d’assurance que je posai dans la foulée les premiers jalons de ma disparition : je pris pour le lendemain un rendez-vous avec un agent immobilier pour la vente de mon appartement, et remis l’après-midi même ma démission à mon chef de service, qui l’accueillit d’ailleurs avec la plus parfaite indifférence…
Je n’eus pas le loisir de trop penser à mon futur dans les jours qui suivirent, tellement j’eus l’impression d’être emporté dans un tourbillon que je maîtrisais plus ; ce n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire de couper les ponts avec tout ce qui a fait une vie : on vous presse de questions qu’il est parfois difficile d’éluder, on rencontre toujours une bonne âme qui tente de vous persuader que vous faites fausse route… bref, il me fallut toute la détermination du monde pour résister aux pressions de toutes sortes dont je fus l’objet durant quelques semaines.
Arriva enfin le moment où tout fut réglé : j’avais vendu l’appartement – à perte, évidemment, puisque l’agent immobilier avait parfaitement perçu mon impatience de m’en défaire et qu’il en avait honteusement profité , m’étais débarrassé de mes meubles et de tous mes effets personnels, j’avais placé l’argent qui me restait sur un compte d’épargne sans savoir si j’aurais encore un jour la possibilité de le récupérer, j’avais un passeport tout neuf …. Un soir de mai, je décidai donc d’appeler le numéro que j’avais précieusement conservé, pour dire que j’étais prêt.
C’est le même homme que la fois précédente qui décrocha ; il me reconnut parfaitement, et, sans perdre de temps, il me donna donc les instructions concernant mon départ : j’ avais rendez-vous le surlendemain à 22 heures sur le quai des RER pour l’aéroport de Roissy, où l’on « me prendrait en charge ». Je devais me présenter sans aucun bagage, juste muni de mon passeport. Tout mon corps, à l’exception de mes sourcils et de mes cils, devait être intégralement rasé.
A peine eut-il raccroché que j’appelai Christian. Il n’eut besoin que d’entendre le son de ma voix pour comprendre ce qui m’arrivait. Il m’ordonna de passer chez lui sans attendre. J’étais trop sonné pour opposer la moindre résistance, et très honnêtement, si nerveux que je n’aurais certainement fait que des bêtises si j’étais resté seul.
Je me retrouvai donc dans son salon une heure plus tard, en train d’exposer le dernier épisode de mon aventure à un Christian comme toujours concentré et prévenant. Il trouva les mots qu’il fallait pour me rassurer, évidement, et me proposa – ce qui ne s’était jamais produit depuis le début de notre relation- de passer la nuit avec lui. Trop angoissé pour supporter l’idée de me retrouver entre les quatre murs de mon appartement vide, j’acceptai et me retrouvai finalement au fond de son lit, fermement enserré entre deux bras protecteurs. Quand il sentit ma respiration se faire plus calme, il commença à me caresser légèrement la poitrine, en s’attardant sur la pointe de mes tétons que je sentis durcir sous la stimulation. Les cercles que dessinaient ses doigts sur ma peau s’élargirent peu à peu, pour atteindre mon bas-ventre. Je tressaillis quand je les sentis se poser sur mes couilles et commencer à les malaxer doucement, et me laissai envahir par la sensation qui montait en moi en même temps que je sentais mon sexe durcir. Je m’abandonnais en fermant les yeux, savourant chaque instant d’un plaisir d’autant plus précieux que jamais Christian ne m’avait prodigué de pareilles faveurs. Quand je sentis ses lèvres se poser sur mon gland et l’engloutir progressivement, je poussai un rugissement qui dut s’entendre dans l’ensemble de l’immeuble. Christian s’activait sur ma queue avec une énergie savante, arrachant des ondes de plaisir à la moindre parcelle de ma peau. Je savais que je ne pourrais pas résister bien longtemps au torrent qui inexorablement me submergeait. Quand je sentis ses doigts se frayer un chemin à l’intérieur de mon cul, c’en fut trop : j’explosai dans sa bouche en jets puissants, une jouissance sans doute décuplée par la forme complètement inattendue qu’ elle avait prise. Jamais, au grand jamais, je ne me serais attendu à pareil traitement de la part que quelqu’un dont je connaissais les penchants exclusivement dominateurs.
Comme je m’en étonnais doucement auprès de lui après avoir repris quelque peu mes esprits, il me répondit en souriant que cela faisait partie des « cadeaux d’adieu » dont il tenait absolument à me gratifier avant notre séparation.
Quand je repense aujourd’hui à cette soirée et à celle qui suivit, j’ai le cœur un peu serré : qu’es-tu devenu depuis que je suis parti ? T’arrive-t-il encore quelquefois de penser à moi ? N’avais-je pas trouvé une forme d’équilibre dans cette relation qui s’était établie entre nous, malgré le sentiment de frustration qui s’emparait à certains moments de moi ?
La nuit se termina aussi tendrement qu’elle avait commencé. Christian insista pour que je passe la journée chez lui, préoccupé apparemment à l’idée de me laisser livré à moi-même pendant cette avant dernière journée. Je refusai cependant, et prétextai des démarches de dernière minute pour m’éclipser, sans me voir toutefois fermement prié de revenir avant le début de la soirée….
Il me restait à vider mon appartement des quelques traces de moi qui y restaient encore, et c’est ce à quoi je m’employai une grande partie de la journée. Pour ma dernière nuit à Paris, deux possibilités s’offraient à moi : soit dormir à l’hôtel, soit revenir chez mon mentor, avec bien sûr le risque d’être, comme la nuit précédente, submergé par un déluge de sentiments contradictoires… C’est pourtant cette solution que je choisis, et je me retrouvai donc une seconde fois face à Christian, qui semblait particulièrement heureux de me voir à ses côtés.
La soirée commença dans un petit restaurant de Montmartre, où il m’invita avant de m’emmener prendre un verre dans un bar cuir que nous avions parfois l’habitude de fréquenter tous les deux.
Je n’osai pas refuser, de peur de le froisser, mais il n’y avait pas besoin d’être grand clerc pour se rendre compte que les simagrées de la plupart des clients m’insupportaient désormais : je voyais la part de frustration et de mensonges qui se cachait derrière chacun des visages qui m’entouraient, et, un peu orgueilleusement, je me sentais bien supérieur à eux : moi, au moins, je m’apprêtais à aller jusqu’au bout de mon phantasme, au lieu de m’en tenir à de pitoyables simulations…
De retour à l’appartement, Christian recommença à s’occuper de moi avec la même sollicitude que la veille : d’abord un peu réticent – je me demandais s’il n’allait pas finir par me jouer la grande scène de la révélation amoureuse, ce qui à l’époque m’aurait mis dans un embarras indescriptible, je me laissai finalement faire : après tout, une jouissance qui serait peut-être l’une des dernières de ma vie d’homme ne pouvait pas décemment se refuser. Et le cercle du plaisir recommença. Flottant sur un nuage béat, je me laissais faire, savourant chacune des caresses que me prodiguait celui qui avait été mon Maître. Brusquement, il s’arrêta, me regarda de ses yeux rieurs et, s’allongeant sur le dos, m’attira à lui en disant « Viens ». Il me fallut quelques secondes pour réaliser ce qu’il attendait de moi, avant que se dissipent les brumes de mon cerveau quand je le vis écarter les cuisses et commencer à se masser l’anus.
« - Allons, viens ! ne me dis pas que tu n’en as jamais eu envie… Tu n’as jamais songé, quand je te torturais, à me faire payer les humiliations que je t’imposais en me traitant à ton tour comme un simple trou ? Tu serais bien le premier… Toutes les merdes de ton genre rêvent d’enculer leur maître, pourquoi ferais-tu exception ? Et puis n’oublie pas qu’après-demain, tu n’auras peut-être plus rien entre les jambes ; ça ne te tente pas de goûter une dernière fois au plaisir de baiser ? »
Piqué au vif par son ton ironique, je regardai ma queue : elle n’avait pas attendu, elle, l’invitation pour faire comprendre ce qu’elle voulait : agitée de pulsations incontrôlables, elle laissait échapper un écoulement continu qui avait provoqué une petite mare sur le drap …
Je mis les jambes de Christian sur mes épaules, et m’allongeai sur lui. Sa rondelle résista d’abord un peu, puis s’ouvrit pour m’accueillir. Je sentis une chaleur délicieuse irradier dans mon bas ventre, et commençai à aller et venir dans le cul qui s’offrait à moi. Je ne crois pas avoir dans ma vie ressenti de pareil plaisir… Toute faculté de réflexion m’avait abandonné : je n’étais plus que ces quelques centimètres carrés de peau au bord de l’explosion, qui cherchaient avidement à s’enfoncer toujours plus loin. Autour du pieu qui le transperçait, Christian semblait lui aussi apprécier l’exercice : il ondulait sous mes coups de boutoir, accompagnant mes gémissements, et la vue de ce mâle poilu complètement abandonné décuplait mes sensations. Je ne tardai pas à ressentir, au creux des reins, le chatouillement annonciateur de la jouissance. Elle fut fulgurante, totale, définitive…
Christian , quelques instants après moi, explosa à son tour, laissant échapper des flots de sperme qui m’inondèrent le torse. Il m’avoua quelques minutes plus tard que le fait de s’être fait enculer par une bite qu’on allait couper l’avait excité au plus haut point.

(à suivre)




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