Exercice un peu particulier de visualisation créatrice
By: napunsaka

Post Feedback | Printer Friendly Format

[GAY] [TG] [TESTICLES]

practicing creative visualization to fulfill or not fulfill a "fantasm" ?


Newest Files




Exercice un peu particulier…de visualisation créatrice

„Den Leib vergottet und den gott verleibt” Stefan George

Je descends les 77 marches qui conduisent à mon Atelier

Lentement je me dévêtis.

J’abandonne chacun de mes vêtements sur les marches.

D’abord mon blouson (bomber ou cuir) Je porte des jeans délavés dernière mode ou des treillis, un T-shirt noir ou blanc. Mon sexe marque la braguette de mes jeans, du sperme. Je suis inhabituellement excité. Je retire mes jeans. Je suis en slip de cuir, échancré à l’arrière pour mieux ressentir toutes les vibrations dans mon corps partir de la région entre mon anus et la base de mon sexe. Ce sexe ne me gêne pas particulièrement mais il n’a pas l’importance qu’il a généralement pour les hommes. Aujourd’hui je bande dur. Je retire le slip. Une érection incroyable que ne pouvait retenir mon slip. J’enlève finalement le T-shirt (Marcel blanc) Quel homme, je fais ! oui, poilu, musclé, tatoué et pourtant quelque chose de différent des autres hommes dans la manière d’être intériorisée de cette virilité. J’arrive devant la porte de mon Atelier totalement nu mais ayant gardé un collier fait d’anneaux de chaîne de fer blanc. La porte s’ouvre d’elle-même. A l’intérieur règne une lueur bleuté. Mon bureau avec la console où je viens projeter, réaliser ou plutôt préparer, projeter les actions avenir… Je ne vais pas à la console car mes deux assistant me font signes de l’autre pièce.

Aujourd’hui il y a quelque chose d’étrange dans leurs manières d’être. Il est plus désirable que jamais. Elle est plus adorable que jamais. Comme toujours il porte la tenue de gladiateur romain. Son corps huilé n’est pas lisse, glabre, mais rasé d’assez près. Elle est nue sous des voiles de mousseline bleu et vert. Cheveux noir corbeau, visage blanc, gothique. Ils m’accueillent, m’embrassent. Elle me presse contre elle. Lui après m’avoir donné l’accolade virile, me tâte les testicules, les serre un peu, puis constate enjoué que je me suis remis à bander ferme.

Il sait que je l’ai choisi comme assistant parce que je le désire, qu’il a la virilité de l’homme absolu, comme elle est, bien qu’indifférente à mon désir, la femme absolue. Il sait que mon désir est un désir fou d’être castré par lui, pour lui afin d’être entièrement à lui. Il sait que c’est impossible mais que ce désir je peux le reprojeter sur …

Elle lit dans mes pensées. Me rappelle que je m’étais engagé devant la sainte image de la Grande Déesse (Mahadevi) à être castré si je n’assumais pas entièrement, de tout mon être, ma réceptivité, ma sensibilité, mon empathie pour tous les êtres de la création, si je ne m’acceptais pas pleinement, ne m’aimait pas pleinement du tréfonds de ma féminité jusqu’à dans ma virilité. Or j’avais failli à mes engagements. La déesse était en colère.

Mon sexe était très dur. Mon anus s’ouvrait se refermait, palpitait comme une vulve. Mes assistants avaient décidé de me castrer ?!

Il me fait signe de m’allonger sur l’autel, dressé devant l’image du Dieu et de la Déesse. Elle se joint à lui, me font face, les jambes écartées, je bande toujours… mais lorsqu’il envoie sur mes testicules, sortant de son troisième œil, un rayon vert glacé, mon érection s’affaisse bien que je sente toujours énormément de plaisir dans ma verge. Mes testicules semblent se vider et ma verge vient se nicher dans les plis du scrotum, verge minuscule mais extrêmement sensible. Tout mon corps tremble de plaisir. Je baigne dans une merveilleuse lumière dorée qui émane de lui, qui est lui, mon désir ! Mais il se retire et c’est elle qui alors projette, un double éthérique, femme bleu turquoise, qui vient comme un moule se greffer sur moi, devenant femme tout en me sentant toujours homme. Mes pectoraux se gonflent, la pointe de mes seins est hypersensible. Entre mes jambes, un vagin ? Je n’arrive à le distinguer mais je sens que je ne peux plus bander, que lui seul, l’homme, a l’organe que je n’ai plus. Mon organe se dilate, s’ouvre, il ne s’érige plus. « Tu es une femme ! tu seras sa femme, regarde le jeune homme que te promet la Déesse lorsque tu auras subit l’épreuve ! »

A la vue de sa projection holographique, ma vulve palpitante, mon corps entier frémis. Mais mes assistants me dirigent vers la porte qui débouche sur le pays des démons et des merveilles où l’épreuve m’attends.

Femme, je nage dans l’eau clair du lac qui s’offre à moi.

Femme je me dissous dans cette eau.

Je suis un poisson.

Je suis l’eau du lac.

Je m’évapore.

Je retombe en pluie fine au pied d’un grand arbre, un ginkgo millénaire. Je suis à nouveau femme. Une femme très musclée (sans être bodybuildée) avec des seins fermes en poire mais non proéminents. Un homme tout encapuchonné, tenant une lanterne sous sa houppelande s’approche de moi. Un vieillard ? Lorsqu’il enlève sa cape, il est nu. C’est un bel homme, plus de la quarantaine, poilu, à la musculature très marquée, pectoraux, abdominaux très bien dessinés. D’un ton bourru il s’adresse à moi « Femme, je vais te débarrasser de ton masque, de tes oripeaux de mensonge ! »

Je dois me donner à lui sous cet arbre.

Il m’appelle par un nom très féminin que j’ai oublié.

Dessine sur mon corps un sceau, que je reconnais être la sigilisation d’une de mes affirmations, de ma volonté la plus secrète.

Il me fait alors l’amour d’une manière très particulière, tantrique.

Il me pénètre mais il ne bouge pas. Son sexe est dans ma vulve et c’est moi qui lui applique son mouvement. Il est plein de sollicitude. Il m’aime. Il est lumière. Il est homme, il est virilité ! vérilité ! et viridité ! quand moi je suis toute abandonnée à lui en lui, le cosmos ! Son liquide séminal me remplit, Soleil en mon corps Lune. Je suis enceinte de lui, je donne naissance à ma virilité. Je suis redevenu un homme…

Il a disparu. Non loin de l’arbre il y un petit temple de pierre où est accroché un miroir octogonal. Quand je m’y regarde je m’aperçois, non sans plaisir, que mon torse est poilu, relativement bien musclé, aux aspects bien virils mais que mes organes génitaux sont tout à fait modifiés ; plus de testicules, c’est très évident, mais un petit pénis très allongé qui répond par des battements bien incapable d’érection bien sûr et qui est pris entre une double lèvre formée par ce qui reste de scrotum et qui se prolonge pour faire un seul « sexe » avec mon anus. Vraiment étrange ! mais cela répond à mon désir, désir de lui de l’homme qui à partir de l’homme absolu s’exprimait comme ce désir de castration. Enfin réalisé, enfin moi-même pour lui. Je repense alors au jeune homme qui m’est promis et tout mon corps répond de tressaillements de plaisir, une joie immense. Il pourra être comblé, lui qui a désormais l’organe que j’ai perdu ou plutôt rendu. Je suis une femme sans en être une mais pour lui nécessairement une homme !

Mais il est temps de regagner mon atelier. Mes assistants m’attendent.

Elle est sur le seuil de la porte et m’appelle d’un nom étrange ni féminin, ni masculin, ni neutre ; duel. Il m’accueille de ce nom et me donne le secret de ma nouvelle vie :

« intensité dans l’ampleur, plus d’érection mais dilatation, réceptivité active ».

Ils m’accompagnent tous deux vers l’escalier qui remonte vers la réalité relative où m’attend peut-être le jeune homme qui doit accompagner ma vie nouvelle afin que je puisse accomplir pleinement ma mission : aider tous ceux qui comme moi sont ni gay, ni hétéro, queer (peut-être au sens fort du terme ; d’inquiétant) et comprendre à leurs manières propres (fantasme, réalité ou symbole etc.) l’enseignement d’Attis, de Cybèle et de Hélios Roi :

« Qu’est-ce que cette mutilation ? le frein mis à la course vers le faux infini ».

Lumière, l’amour, la vie - Light, love and life - Licht, Liebe und Leben.



-
Return To The Eunuch Archive