Appelez moi Aline (in french)
By: napunsaka

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A sequel to Le Pacte manqué or how the feeling of being a woman can change a view on my castration (pseudo real autobiography)


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Si tu m’aimes, appelle moi, Aline
(ou le Nouveau Pacte)

A Bahuchara Mataji

l'original de ce récit est illustré de photos de moi-même et des hommes qui me plaisent



Comment puis je être un homme, j’aime les hommes !
J’ai toujours recherché un mari et non des amants. Un mari pour m’aimer comme un mari doit aimer sa femme. Un rapport dans lequel le sexe est une récompense, à la fois une décharge et un renouvellement de l’énergie des deux. Ce peut être aussi un rite comme dans les pratiques tantriques. Je n’aime que les hommes ! Que l’Homme !

(photos)

Comment ai-je pu si longtemps refuser la conclusion logique, malgré des apparences masculines (fi des apparences !) que je suis une femme. Je suis sexuellement femme mais de genre masculin. Pieds de nez aux théories du genre sexe. Je suis sexuellement femme. Comment ai-je pu frayer avec l’homosexualité tellement frustrante ! Les homos n’aiment pas les hommes, n’aiment pas l’homme. Ils ne s’aiment pas. Ils n’aiment que l’homosexualité comme le remarque M.D. C’est une drogue. Le partenaire ne compte pas, ne compte que la réalisation de leurs fantasmes ou plutôt leurs lubies. Je n’ai jamais pu, même lorsque j’étais fortement attiré par un homme, faire l’amour (je n’aime pas « faire » l’amour, j’aime) comme ça, dans un coin sombre, à la va vite. Histoires de branchements, débranchements et pistons comme à l’usine hydroélectrique. Me faire toucher la queue (le centre de la virilité pour l’homo qui ne pense qu’à ça) sucer ça ne pouvait pas marcher. Baiser un mec encore moins ! Chez les homos il n’y avait que collection d’organes, les listes cumulatives du donjuanisme. Don Juan un personnage qui ne mérite pas uniquement de se faire écraser la main par une statue de marbre mais d’être broyé entièrement !

J’étais attiré par les hommes, certains hommes, j’espérais que l’un d’eux soit mon mari.

Mais j’osais encore me dire homme ! Ni homme, ni femme pour les apparences ; femme par mon désir de l’homme. Je devais accepter la rigueur d’un syllogisme : seule la femme désire l’homme, or je désire l’homme donc je suis une femme !

Je l’acceptais par moment. Je l’acceptais partiellement en ayant finalement arrêté mes piteuses tentatives d’hétéro ainsi que de jouer le rôle actif. J’avais au moins depuis longtemps abandonné cela pour n’être que passif. Trop passif pour les homos qui ne voulaient avoir de rapport, bien sûr, qu’avec des vrais mecs, des hommes entre eux. Mais je n’avais pas encore accepté d’être sexuellement femme. J’en restais au genre masculin. J’avais bien des fantasmes de castration mais à part l’excitation que cela me procurait ça restait flou. Je voulais seulement un tout petit pénis, sans érection mais des pulsations. Je pensais qu’en me faisant couper c’est ce que j’obtiendrais. Je pensais peut-être à une pénectomie - c’était du moins ma première idée de la castration ; plus de pénis, mais en même temps je trouvais vraiment laids les testicules. Ou plus exactement ça n’allait pas avec ma sexualité de femme. Je les coinçais entre mes jambes, portais des mini slips , très serrés. J’avais toujours joué avec l’idée que mes pectoraux étaient des seins – j’étais une femme musclée ? Mais quant à porter des vêtements féminins il n’en était pas question. C’était pas mon genre. Je résistais à une tentation de mon sexe ? .

Lorsque je me souvenais qu’enfant j’aimais beaucoup me déguiser en princesse indienne, ou m’imaginais en dame Murasaki, je ressentais un profond malaise ou plus simplement en fille (brrr je frémis). Pour cette dame j’avais une appréhension différente ; je m’étais vu, senti écrire le Genji Monogatari au palais impérial d’Heian Kyo. J’étais donc une de ses réincarnations ! Mais mes déguisements en fille de l’enfance, voire le côté « folle » que je tendais à afficher jusqu’à l’âge de 19 ans.(au moins ! car on m’a toujours considéré un peu, beaucoup efféminé !)Mini pull rose, pantalon serré vert ou à rayures, mini veste et pour paraître bronzé ( ?) du fond de teint , tout cela me gênait. La honte m’envahissait en y pensant. Je me demandais d’ailleurs si ce n’était pas pure mauvaise foi que de prétendre aujourd’hui mettre toujours senti femme. N’avais-je pas suggéré à un docteur, vers 16 ans alors que je m’exhibais dans mes tenues mode « folle » de me prescrire des hormones mâles. Je voulais me guérir de cette « féminité » pour être un homme, ne plus désirer les hommes. Dans ma tête c’était le contraire car je me demandais comment attirer les hommes. Il y avait d’autres attirails que des hommes portaient pour attirer d’autres hommes, blousons de moto, jeans décolorés, chemises de bûcherons. J’essayais. Je n’étais pas convainquant. J’arrivais à faire illusion pour certains homos. Je cachais ma sexualité de femme, j’étais homo alors, un fantasme pour d’autres fantasmes, une ombre !
J’avais été homo trop longtemps par peur d’être ce que je suis, sexuellement à l’intérieur de moi, mon besoin, mon désir, ma demande d’être cette femme pour son mari !
Homo assez ! je suis une femme et malgré mon âge je pense (mais ne dois plus espérer, l’espérance est le pire des leurres) encore trouver ce mari.
Je suis une femme ! Je m’appelle Aline


Je ne résiste plus … je porte sous les vêtements de mon genre un slip, un soutien gorge, des bas de mon sexe. Le soir je revêts une nuisette.

(photos)

Je n’ai pas cependant revêtu et n’aime pas (encore, car on ne peut préjuger de rien) revêtir de robe, ni me maquiller, ni porter une perruque (une femme au crâne rasée n’est pas sans charme mystérieux). Je me mets des crèmes sur le visage et m’en masse les seins. Je suis de sexe féminin et de genre masculin.
Mon idée de la femme, ce que je trouve beau en elle ce sont ses formes, la ligne du corps que souligne la lingerie. Par ses formes la femme est faite pour l’homme. Sa nudité contrairement à celle de l’homme, est radicale, parfaite. L’homme n’est beau que lorsqu’il se fait homme, que son corps entier s’affirme, que ce n’est pas son organe qui s’exhibe d’une imbécile fierté. Cet organe disparaît lorsque pénétrant la femme qu’il aime il devient cette femme tandis qu’elle découvre en elle sa propre part de masculinité. L’amour est ce mystère : l’androgyne. Le sexe n’étant pas fin en soi, il est processus de sublimation. Le couple qui s’unit, un laboratoire alchimique. L’orgasme simultané des partenaires crée l’or alchimique. Cet enfant qui est bien plus qu’un enfant de chair. Enfant merveilleux que chaque rapport nourrit pour que dans l’imaginal vive éternellement le couple de cet homme dont le sexe est féminin moi, et de cet homme dont le sexe se conforme au genre masculin, toi ;

Je m’appelle Aline, mon sexe aura toujours 16 ans, même si mon genre affirme sa cinquantaine bien sonnée. Alors, toi, tu choisiras mon sexe et nos genres s’accommoderont.

(suite)
Il n’y avait plus de doute. J’étais sexuellement une femme. Pour moi la femme n’était pas un objet de désir mais j’étais femme pleinement par le désir de l’homme. Je n’avais pas besoin d’une chirurgie pour ne devenir, hélas, qu’un hybride, une créature. J’étais objet de désir pour l’homme. Bahuchara m’avait assuré qu’en récitant son mantra : Om nahma bahucharaya svaha tout en vénérant Sapanur, démon qui incarne la virilité absolu et ce dans toutes les situations où je me trouverais en contact avec des hommes, elle me confirmerait dans ma féminité. Dégagerai-je une odeur, l’aura d’une femme ?
Toujours est-il que je me décidais enfin à porter des sous vêtements de femme. Dormir le soir en combinaison sans slip. Je les portais même pour aller faire mes courses. J’étais toujours de genre masculin et le resterais alors je n’avais rien à craindre. J’avais acheté sur le net un caraco rouge moucheté de noir et un slip rouge ouvert à l’arrière. Il devait m’être livré sous 24 heures. Ça me parut très long, infiniment long bien que je passais ma journée nu ou en slip et soutien gorge de ma fabrication. C’est qu’enfin je m’affirmai en achetant de la lingerie de femme et à ma taille ne me contentant plus de ce que j’avais à ma disposition, mon imagination. J’attendais ce moment avec tant d’impatience qu’il m’était difficile de penser à autre chose. J’allais pouvoir me sentir plus femme. Je m’étais rasé tout le corps, mis de la crème adoucissante.

Je m’étais refait une collection de photos d’hommes qui me faisaient femme par leur regard, leur corps. Il y avait un type d’homme irrésistible, en générale des types très musclés mais qui ne devaient pas « poser » d’une manière lascive comme beaucoup d’homos.


(photos)

Parfois la musculature comptait moins que la « gueule » de mâle. Mon archétype demeurait Jake Tanner. C’est en découvrant le magazine qui le présentait (au tout début des années 90) que je retrouvai définitivement ma sexualité de femme. Son image iconique me suggéra de me castrer. Je pris certains risques mais enfin j’avais redécouvert ma jouissance de femme. Pas besoin de me branler la bite, le cul répondait seul. Il s’ouvrait, pulsait la bite suivait mais mon cul redevenait mon vagin. Comme lorsque j’étais enfant, jusqu’à ce que j’essaye bêtement de devenir sexuellement un homme ! Ce macho que je désirais pourquoi me forcer à le devenir ? Pour éviter le regard des hommes qui me reconnaissant comme femme mais voyant un homme me méprisaient ? Sans doute.
Finalement, assez tôt le lendemain matin le paquet arriva. Un jeune beur s’étonna en me le délivrant du prénom Aline. Ils se sont trompés chez .com ils ont mis madame. Je bafouillais un peu, pas trop… Il du comprendre que c’était moi… Je ne trompais plus personne. Je n’avais à peine refermé la porte que j’essayai le caraco – un peu petit, serré ? Non, ça rendait bien. En serrant mes pectoraux ça faisait de jolie petits seins. Le slip. Génial ! Serré à souhait, ouvert à l’arrière … je frémissais de tout mon corps. Je récitais le mantra de Bahuchara la déesse qui rend fertile les reproducteurs et reproductrices et protège jalousement les trans genres. J’étais heureuse ! J’étais Aline !

Mon pénis palpitait continuellement contre le tissu ; mon clito ! Pas tout à fait !Il y avait encore des érections trop manifestes ce qui me donnait envie de prendre de l’androcure pour qu’elles s’amenuisent, que mon pénis s’atrophie un peu…et puis aussi je pourrais ainsi donner un peu plus de forme à mes petits seins… C’était aller trop loin, sans doute. Puisque j’avais ma sexualité de femme. Mon anus traité comme un vagin, avec des lavements, des crèmes et qui répondait à l’homme avant ma bite ; un con d’homme. C’était génial car mon sexe se féminisait c’est-à-dire que mon corps entier jouissait. Que je n’étais plus victime de ces orgasmes d’un instant que connaissent les hommes. Je n’avais plus besoin de me masturber pour ressentir mon corps. J’étais dans mon corps de Désir. Heureuse.

Alors vous découvriez ce que j’entends par être femme.
Contrairement aux eunuques qui veulent ne plus avoir de désir, bien que certains wannabe, dont je fis partie croyaient bien qu’en étant castrés ils jouiraient pleinement de leur passivité ! Les vrais eunuques étaient formels pour retrouver le désir il fallait prendre des hormones mâles ! Terrible contradiction !

Contrairement aux transsexuels qui se contentent d’une apparence selon des critères « antiféministes » de la femme et ne manifestent pas tant de désir que le besoin de paraître, pour moi la femme était nue, était un corps qui ne se partialisait pas, qui ne se concentrait pas sur son organe sexuel, c’était la Devadasi ! Et moi j’étais, offerte sur l’autel de Sapanur, une fleur de l’abîme, une fleur du mâle sous la coupe de la Déesse.
Om nahma bahucharaya svaha.
Om tare tutare ture svaha !



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